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lundi 12 janvier 2026
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    Salon de Bruxelles 2026 : pourquoi c’est devenu LE rendez-vous automobile européen – Analyse

    Renault Scenic Vision au Salon de Bruxelles
    Renault Scenic Vision au Salon de Bruxelles

    Le Salon de l’Automobile de Bruxelles ouvre ses portes ce vendredi 9 janvier 2026 pour sa 102ème édition. Avec 64 marques confirmées, 300 000 visiteurs attendus et l’élection de la Voiture de l’Année 2026, le rendez-vous belge s’impose désormais comme l’événement incontournable pour lancer l’année automobile en Europe. Décryptage d’un succès qui ne doit rien au hasard.

    Comment Bruxelles a remplacé Genève

    La disparition du Salon de Genève en 2024 a créé un vide dans le calendrier automobile européen. Pendant des décennies, le rendez-vous suisse était LA référence en début d’année, attirant tous les constructeurs mondiaux et générant une couverture médiatique internationale. Son absence a laissé un boulevard que Bruxelles s’est empressé d’occuper.

    L’avantage de la capitale belge réside dans sa neutralité et sa position géographique. Située au cœur de l’Europe, à quelques heures de Paris, Francfort, Amsterdam et Londres, Bruxelles offre une accessibilité incomparable. Contrairement aux salons nationaux comme Paris ou Munich, le salon belge est organisé dans un pays sans constructeur automobile national majeur, garantissant une impartialité appréciée de tous les exposants.

    La FEBIAC, fédération organisatrice du salon, a su capitaliser sur cette opportunité en maintenant des dates en janvier, juste après les fêtes de fin d’année. Un timing stratégique qui permet aux constructeurs de lancer commercialement leurs nouveautés au moment où les clients commencent à planifier leurs achats de l’année.

    64 marques et un record de présence

    L’édition 2026 affiche un record de participation avec 64 marques automobiles présentes, soit une de plus qu’en 2025. Cette progression constante démontre l’attractivité croissante de l’événement auprès de l’industrie. La couverture atteint 94,7% du marché belge, un taux exceptionnel qui confirme que pratiquement tous les acteurs majeurs du secteur ont fait le déplacement.

    Pour la première fois, le salon intègre également 28 marques de deux-roues dans un hall dédié, répondant à une demande du public et élargissant son spectre au-delà de l’automobile stricto sensu. Cette diversification témoigne d’une vision globale de la mobilité qui colle aux évolutions sociétales.

    Les palais 5, 6, 7, 9 et 11 du Brussels Expo seront occupés, représentant une superficie totale d’environ 60 000 mètres carrés. Le Hall Astrid, entièrement rénové, sert de porte d’entrée principale pour 70% du public et fait désormais partie intégrante de l’expérience salon.

    Parmi les absences notables figurent Jaguar, actuellement en pleine transformation vers le 100% électrique, Land Rover, Lynk & Co, Volvo qui ne croit plus aux salons depuis longtemps, et quelques constructeurs chinois encore confidentiels sur le marché européen. Leur absence n’entache en rien la qualité de l’offre proposée aux visiteurs.

    Des premières mondiales et européennes prestigieuses

    Le Salon de Bruxelles 2026 ne se contente pas d’exposer des modèles déjà connus. Cinq premières mondiales sont annoncées, dont la Peugeot 408 restylée, le concept Citroën Elo et la Kia EV2. Une dizaine de premières européennes complètent le tableau, avec notamment les Mercedes-Benz CLA Shooting Brake et GLB qui feront leurs débuts devant le public européen.

    Stellantis joue un rôle majeur avec 62 lancements prévus entre nouveautés mondiales et européennes. Le groupe franco-italo-américain fait de Bruxelles une vitrine stratégique pour ses marques Peugeot, Citroën, Opel, Fiat, Jeep, Alfa Romeo et DS Automobiles. Les nouvelles Opel Astra et Peugeot 408, qui arriveront dans les concessions courant 2026, seront présentées au public belge en avant-première.

    Leapmotor, la marque chinoise commercialisée en Europe par Stellantis, dévoilera un trio de nouveautés dont le B03X (appelé A10 sur le marché intérieur chinois), un crossover électrique de segment B prévu pour 2026-2027, ainsi que la Leapmotor B10 REEV, version avec prolongateur d’autonomie du SUV compact.

    Honda exposera la nouvelle génération de sa Prelude, l’un des coupés les plus attendus de 2025, aux côtés de la Civic restylée et du HR-V. Hyundai présentera en première mondiale la version 100% électrique de son Staria, un grand monospace jusqu’alors disponible uniquement en motorisation hybride.

    Mercedes-Benz dévoilera une série de « Dreamcars » spectaculaires, avec en vedette la Mercedes-AMG PureSpeed, un roadster exclusif produit en série ultra-limitée. Seront également exposées les Mercedes-Maybach SL 680 Monogram Series, la Mercedes-AMG GT 63 PRO 4Matic+, la CLE 53 4Matic+, le Classe G 580 EQ électrique et la Classe E 53 4Matic+.

    L’élection de la Voiture de l’Année : un enjeu commercial majeur

    Le plus important passage de témoin entre le Salon de Genève et celui de Bruxelles concerne l’attribution du prix de la Voiture de l’Année (Car of the Year). Depuis 2025, c’est à Bruxelles que le jury de 60 journalistes automobiles européens se réunit pour remettre ce trophée prestigieux.

    L’édition 2026 présente sept finalistes : Citroën C5 Aircross, Dacia Bigster, Fiat Grande Panda, Kia EV4, Mercedes CLA, Renault 4 et Skoda Elroq. La présence de quatre modèles français (en comptant la Grande Panda de Fiat, marque du groupe Stellantis) témoigne de la vitalité de l’industrie automobile hexagonale.

    Le lauréat sera annoncé le vendredi 10 janvier lors de la journée presse, avant l’ouverture au grand public le samedi. Cette annonce génère systématiquement une couverture médiatique internationale massive, offrant au constructeur gagnant une visibilité inestimable au moment précis où s’ouvre le marché européen de l’année.

    L’année 2025 avait vu un doublé historique pour le groupe Renault avec la victoire conjointe de la Renault 5 E-Tech et de l’Alpine A290. Ce sacre avait propulsé les ventes de la citadine électrique rétro-futuriste, validant l’impact commercial direct du prix. La question est maintenant de savoir si Dacia peut prolonger cette série française avec son Bigster, ou si Mercedes, Kia ou Skoda viendront briser cette dynamique.

    L’ADN commercial unique de Bruxelles

    En tant que spécialiste du marché automobile européen, j’observe depuis plusieurs années la montée en puissance du Salon de Bruxelles. La disparition du Salon de Genève a créé un vide que Bruxelles a su combler intelligemment. Contrairement à Paris ou Munich qui se tiennent en septembre, Bruxelles ouvre l’année automobile – un timing stratégique pour les lancements commerciaux.

    Ce qui rend Bruxelles véritablement unique, c’est son ADN profondément commercial. Le salon représente à lui seul environ 30% des ventes automobiles annuelles belges. Ce chiffre impressionnant démontre que les visiteurs ne viennent pas uniquement pour regarder, mais avec un projet d’achat concret en tête.

    Les constructeurs ne se contentent pas d’exposer leurs nouveautés, ils viennent littéralement vendre. Les équipes commerciales sont déployées en force, les offres spéciales « salon » sont particulièrement agressives, et les bons de commande circulent abondamment dans les allées. Cette dimension commerciale assumée crée une dynamique totalement différente des salons « vitrines » comme Munich ou le défunt Genève.

    Frank Van Gool, CEO de la FEBIAC, confirme cette orientation : « Avec 64 marques présentes, le salon de Bruxelles bat un record ! Réunies au sein de l’alliance Mobia, les fédérations de la mobilité Febiac, Renta et Traxio représentent aujourd’hui plus de 10 000 entreprises, 160 000 employés et une valeur annuelle de 11,5 milliards d’euros, soit 2,6% du PIB de la Belgique. »

    L’édition 2025 avait accueilli près de 310 000 visiteurs, un chiffre que les organisateurs espèrent dépasser en 2026 grâce à la richesse de l’offre exposée. Chaque visiteur dépense en moyenne 150 à 200 euros en restauration, accessoires et documentation, générant une activité économique significative pour la région bruxelloise.

    Un indicateur précoce pour le marché français

    Pour le marché français, le Salon de Bruxelles constitue un indicateur précoce particulièrement fiable. Les tendances qui émergent à Bruxelles en janvier se confirment généralement en France au printemps. La proximité géographique et culturelle entre les deux pays, ainsi que des habitudes de consommation automobile similaires, font du marché belge un laboratoire grandeur nature pour les constructeurs.

    Si le Dacia Bigster ou la Renault 4 remportent le titre de Voiture de l’Année, cela donnera un coup de boost commercial majeur sur notre marché où Renault et Dacia dominent déjà. Le groupe Renault représente 26,3% de parts de marché en France, juste devant Stellantis avec 25,7%. Une victoire à Bruxelles renforcerait encore cette position de leader.

    La présence massive de Stellantis avec 62 lancements démontre l’importance stratégique que le groupe accorde à ce salon. Pour les marques françaises du groupe – Peugeot, Citroën, DS Automobiles – Bruxelles offre une vitrine parfaite pour toucher à la fois le public belge, français et international. Les journalistes du monde entier font le déplacement, garantissant une couverture médiatique bien supérieure à celle d’un simple communiqué de presse.

    L’électrification au cœur des débats

    Le Salon de Bruxelles 2026 intervient à un moment charnière pour l’industrie automobile européenne. La transition vers l’électrique s’accélère, avec de nombreuses nouveautés 100% électriques exposées, mais le marché reste hésitant face aux prix élevés et à l’autonomie encore limitée de certains modèles.

    Les constructeurs chinois, bien que peu nombreux physiquement, font sentir leur présence à travers les partenariats comme celui de Leapmotor avec Stellantis. Leur montée en puissance inquiète l’industrie européenne, qui tente de réagir avec des modèles électriques plus abordables comme la Renault 4, la Citroën ë-C3 ou la future Volkswagen ID.2.

    Le débat sur la fin des moteurs thermiques en 2035, récemment assoupli par la Commission européenne qui envisage désormais des carburants synthétiques, trouvera un écho particulier à Bruxelles. Les constructeurs allemands, notamment, plaident pour cet assouplissement qui leur permettrait de conserver leurs moteurs performants tout en respectant les objectifs climatiques.

    Une expérience visiteur enrichie

    Au-delà des voitures exposées, le Salon de Bruxelles 2026 propose de nombreuses animations pour enrichir l’expérience visiteur. The Sim Power installera douze simulateurs professionnels dans le Palais 6, permettant au public de tester virtuellement certains modèles sportifs dans des conditions de course.

    Devant le Hall Astrid, le Supercar Experience organisé par Petrolhead exposera de nombreuses supercars avec la possibilité pour les visiteurs de s’installer à bord. Un rêve accessible pour ceux qui fantasment sur les Ferrari, Lamborghini, Porsche et autres bolides hors de prix.

    POG, influenceur automobile belge très populaire, réunira certaines de ses voitures les plus excentriques dans une POG Zone dédiée. Il fera lui-même plusieurs apparitions pendant le salon, attirant une audience jeune particulièrement présente sur les réseaux sociaux.

    Un Family Tour ludique et éducatif sera proposé les week-ends et le mercredi après-midi, destiné aux plus jeunes. Ce parcours interactif dans l’univers automobile se conclura par un cadeau pour les enfants ayant complété l’ensemble des étapes, fidélisant ainsi les familles et créant des vocations automobiles précoces.

    Informations pratiques et billetterie

    Le Salon de Bruxelles 2026 se tiendra du 9 au 18 janvier au Brussels Expo, plateau du Heysel, facilement accessible en métro depuis la gare de Bruxelles Midi (ligne 6, station Heysel). Les horaires d’ouverture sont de 10h00 à 19h00, avec une nocturne le vendredi 16 janvier jusqu’à 22h00 et une ouverture spéciale journée presse le 9 janvier de 19h00 à 23h00.

    Les tarifs des billets s’établissent à 18 euros pour les adultes, 10 euros pour les enfants de 10 à 15 ans, et gratuit pour les moins de 10 ans. Des billets groupe à partir de 15 personnes sont proposés à 12 euros par personne. La billetterie en ligne, accessible sur le site autosalon.be, permet d’éviter les files d’attente aux caisses.

    Le parking C, malgré un état toujours critiqué par les habitués du salon, devrait suffire pour la majorité des visiteurs venant en voiture. Néanmoins, l’accès en transports en commun est vivement recommandé, Bruxelles disposant d’un réseau métro, tram et bus particulièrement dense et efficace.

    Rendez-vous vendredi pour le verdict

    Le Salon de Bruxelles 2026 s’annonce comme un millésime exceptionnel. La richesse de l’offre exposée, la qualité des premières mondiales et européennes, l’élection de la Voiture de l’Année et la présence record de 64 marques en font un événement incontournable pour tous les passionnés d’automobile.

    Le secteur automobile européen traverse une période de transformation profonde, entre électrification accélérée, concurrence chinoise croissante et incertitudes réglementaires. Le Salon de Bruxelles offre un instantané précieux de cet écosystème en pleine mutation, permettant au public de découvrir les réponses que l’industrie apporte à ces défis.

    Rendez-vous ce vendredi 10 janvier pour découvrir quelle voiture succédera aux Renault 5 et Alpine A290, lauréates 2025. Dans une compétition aussi ouverte, avec quatre françaises en lice sur sept finalistes, le suspense reste entier jusqu’au dernier moment.

    Par Faris Bouchaala, Journaliste automobile.

    Renault Clio 6 RS 2026 : le retour de la sportive confirmé avec plus de 200 ch en hybride

    Renault Clio 6 RS 2026
    Renault Clio 6 RS 2026

    La Clio RS n’est pas morte. Bruno Vanel, directeur des produits chez Renault, vient de confirmer au magazine britannique Auto Express que le constructeur français étudie sérieusement le retour d’une version sportive de sa citadine. Une déclaration qui met fin à des années de spéculations et ranime l’espoir des amateurs de hot hatch français.

    « Même s’il n’y a pas de RS pour l’instant, si l’intérêt est suffisant, peut-être que nous pourrons reconsidérer la question », a déclaré Bruno Vanel. « Nous allons attendre quelques mois, puis nous y réfléchirons. La bonne nouvelle, c’est que nous disposons en interne du savoir-faire nécessaire pour fabriquer une telle voiture. Nous avons des solutions pour obtenir une puissance élevée avec de faibles émissions de CO2. Et c’est vraiment important d’avoir cette réflexion à notre époque. »

    Des photos espion révélatrices

    Plusieurs prototypes de la Clio 6 ont récemment été aperçus avec un camouflage prononcé, des ailes musclées et des jantes de 18 pouces, des indices qui alimentent les rumeurs d’une version sportive en préparation. Ces modèles de développement arborent également une voie élargie et un train roulant abaissé, caractéristiques typiques d’une déclinaison RS.

    L’usine turque de Bursa, où est assemblée la Clio 6 depuis septembre 2025, aurait déjà produit plusieurs exemplaires de pré-série présentant ces spécificités. Si Renault n’a pas officiellement confirmé leur nature, la présence de ces prototypes dans les installations du constructeur laisse peu de place au doute.

    Une motorisation hybride pour contourner le malus

    La principale innovation d’une éventuelle Clio 6 RS résiderait dans son groupe motopropulseur. Fini le mythique 1.6 turbo essence de 220 chevaux de la Clio 4 RS Trophy, place à une motorisation hybride capable de dépasser les 200 chevaux tout en affichant des émissions de CO2 conformes aux nouvelles normes.

    Renault dispose de plusieurs options techniques. La première consisterait à survitaminer le moteur 1.8 Hybrid E-Tech de 160 chevaux qui équipe déjà la Clio 6 standard. Ce bloc combine un quatre-cylindres essence de 107 chevaux avec deux moteurs électriques de 50 et 20 chevaux. En augmentant la puissance du moteur thermique et en optimisant la gestion électrique, Renault pourrait atteindre 200 à 220 chevaux.

    La seconde piste explorerait l’utilisation du 1.2 turbo de 200 chevaux du Renault Austral, poussé jusqu’à 300 chevaux sur le Rafale hybride rechargeable. Une adaptation à la Clio nécessiterait toutefois de revoir complètement l’architecture du groupe motopropulseur pour l’adapter à une traction avant sportive.

    Le défi de la boîte de vitesses

    Le principal obstacle technique concerne la transmission. La boîte multimode à crabots qui équipe les motorisations hybrides Renault n’offre pas la rapidité de passage nécessaire pour une sportive. Les passages de rapports, bien que fluides en usage normal, manquent de vivacité pour une utilisation sur circuit.

    Renault devrait donc développer une nouvelle solution, soit en adaptant la boîte EDC à double embrayage robotisée sur une version hybride, soit en créant un système de transmission inédit spécifiquement pour la Clio RS. Une option coûteuse mais indispensable pour respecter l’ADN sportif de la lignée RS.

    L’héritage écrasant des Clio RS précédentes

    Difficile de parler d’une éventuelle Clio sportive sans évoquer l’héritage des générations précédentes. La Clio Williams de 1993 reste une légende vivante avec son moteur 2.0 atmosphérique de 150 chevaux et sa livrée bleu Sport et or iconique. Seulement 3 800 exemplaires numérotés furent produits, faisant aujourd’hui de cette version l’une des Clio les plus recherchées par les collectionneurs.

    La Clio 2 RS a marqué son époque avec son 2.0 de 172 puis 182 chevaux en version Trophy. Son châssis affûté et sa précision de conduite en ont fait une référence absolue dans la catégorie des hot hatch accessibles. La Clio 3 RS Trophy a pulvérisé des chronos de référence sur le Nürburgring avec un temps de 8 minutes et 14 secondes, établissant un nouveau standard pour les tractions sportives.

    La Clio 4 RS Trophy, dernière incarnation de cette lignée, a prouvé qu’une petite française pouvait tenir tête aux meilleures allemandes. Son 1.6 turbo de 220 chevaux associé à un châssis Cup avec amortisseurs Öhlins en faisait une arme redoutable sur route et sur circuit. Sa production s’est arrêtée en 2019, laissant un vide dans la gamme Renault que beaucoup d’aficionados n’ont jamais accepté.

    Le rôle stratégique d’Alpine

    La présence d’Alpine au sein du groupe Renault pourrait s’avérer décisive dans le développement d’une nouvelle Clio RS. La marque dieppoise, désormais fer de lance sportif du groupe, dispose d’un savoir-faire reconnu en matière de performances et d’électrification.

    Les ingénieurs Alpine ont notamment contribué au développement de la Renault 5 Turbo 3E, un concept électrique de 500 chevaux présenté en 2023 et dont une version de série limitée devrait voir le jour courant 2026. Cette expertise en matière de gestion de puissance électrique et d’optimisation châssis pourrait être mise à profit pour créer une Clio RS hybride performante.

    Des synergies existent déjà entre les deux entités. L’Alpine A290, version musclée de la Renault 5 E-Tech avec 220 chevaux, a été développée conjointement par les équipes Renault et Alpine. Un schéma similaire pourrait s’appliquer à la Clio 6, avec une déclinaison RS développée sous l’égide technique d’Alpine.

    L’analyse : un pari risqué mais cohérent

    La déclaration de Bruno Vanel marque un tournant stratégique pour Renault. Après avoir abandonné la Clio RS avec la génération 5 en raison d’émissions de CO2 trop élevées et d’un malus prohibitif, la marque au losange réalise qu’elle peut ressusciter son hot hatch mythique grâce à l’hybridation. Le pari est osé mais cohérent dans le contexte réglementaire actuel.

    Le nouveau malus 2026, qui démarre à 108 g/km de CO2 au lieu de 113 g/km précédemment, rend quasiment impossible la commercialisation d’une sportive thermique pure. Une Clio RS équipée d’un 1.6 turbo de 220 chevaux comme la génération 4 Trophy afficherait environ 165 g/km de CO2, soit un malus de plus de 12 000 euros. Un surcoût rédhibitoire qui tuerait le modèle dans l’œuf.

    L’hybridation permet de contourner cet écueil en réduisant les émissions homologuées tout en conservant des performances dignes d’une sportive. Une Clio RS hybride de 200 à 220 chevaux pourrait afficher moins de 120 g/km de CO2, limitant le malus à quelques milliers d’euros au lieu de plusieurs dizaines de milliers.

    Sur le marché français, cette annonce tombe au bon moment. Avec la disparition progressive des sportives thermiques accessibles, il reste peu d’alternatives pour les amateurs de conduite plaisir. La Volkswagen Polo GTI de 207 chevaux sera bientôt arrêtée, la Ford Fiesta ST a déjà disparu, et la Peugeot 208 PSE hybride rechargeable de 225 chevaux affiche un tarif prohibitif à partir de 45 000 euros.

    La concurrence se limite désormais à la Skoda Fabia 130 équipée d’un 1.5 turbo de 177 chevaux, proposée autour de 28 000 euros, et à quelques modèles japonais comme la Toyota GR Yaris. Une Clio 6 RS hybride de 200-220 chevaux positionnée entre 32 000 et 35 000 euros créerait un boulevard commercial dans ce segment déserté.

    D’autant que le badge RS conserve une aura particulière auprès des jeunes conducteurs français. Les Clio 4 RS Trophy d’occasion se revendent encore au-dessus de leur cote, avec des exemplaires peu kilométrés atteignant 25 000 à 30 000 euros, soit à peine moins que leur prix neuf d’origine. Cette appétence du marché pour les RS constitue un signal fort pour Renault.

    Un lancement possible fin 2026 ou début 2027

    Si Renault confirme le projet dans les prochains mois, un lancement commercial pourrait intervenir fin 2026 ou début 2027. La Clio 6 standard ayant été lancée en janvier 2026, un délai de 12 à 18 mois semble réaliste pour développer et industrialiser une version RS.

    Le constructeur devrait d’abord observer les ventes de la Clio 6 hybride 160 chevaux pour évaluer la demande. Si cette motorisation rencontre le succès escompté et que les retours terrains confirment l’intérêt pour une version plus puissante, le feu vert pourrait être donné rapidement.

    Renault dispose de tous les ingrédients pour réussir ce pari. L’expertise Alpine pour le châssis et la gestion de puissance, des motorisations hybrides performantes déjà dans le catalogue, et un réseau commercial rodé à la vente de modèles sportifs. Reste à savoir si la direction générale validera l’investissement nécessaire dans un contexte économique tendu pour l’industrie automobile.

    Une chose est certaine : l’annonce de Bruno Vanel ne doit rien au hasard. Renault sonde le marché et teste l’appétence des clients pour une Clio RS nouvelle génération. Les prochains mois seront décisifs pour déterminer si le badge mythique renaîtra de ses cendres sous une forme hybride réinventée.

    Dacia Bigster 2026 : finaliste pour la Voiture de l’Année, le verdict tombe dans 5 jours au Salon de Bruxelles

    Dacia Bigster 2026 Voiture de l'année
    Dacia Bigster 2026 Voiture de l'année

    Le Salon de l’Automobile de Bruxelles ouvre ses portes ce vendredi 9 janvier 2026 avec une annonce très attendue : l’élection de la Voiture de l’Année 2026. Parmi les sept finalistes, le Dacia Bigster fait figure d’outsider face aux ténors européens. Le verdict sera rendu le vendredi 10 janvier devant un jury de 60 journalistes automobiles européens.

    Le plus grand SUV jamais conçu par Dacia se retrouve en lice aux côtés de la Citroën C5 Aircross, de la Renault 4 E-Tech, de la Kia EV4, de la Mercedes CLA, de la Skoda Elroq et de la Fiat Grande Panda. Une nomination qui couronne l’ascension spectaculaire de la marque roumaine, longtemps cantonnée aux segments d’entrée de gamme.

    Un positionnement prix révolutionnaire

    Avec un ticket d’entrée fixé à 24 990 euros en finition Essential, le Bigster s’affiche entre 8 000 et 11 000 euros moins cher que ses concurrents directs comme le Peugeot 3008, le Renault Austral ou le Citroën C5 Aircross. Cette différence tarifaire massive s’explique par le partage de plateforme CMF-B avec le Duster et une stratégie de mutualisation des composants poussée à l’extrême.

    La version hybride 155 chevaux, qui représente plus de 80% des commandes selon Dacia, culmine à 31 700 euros en finition Extreme ou Journey. Un positionnement qui reste très agressif puisque les modèles concurrents dépassent généralement les 40 000 euros à équipement comparable.

    Le Bigster inaugure également le nouveau moteur 1.8 Hybrid E-Tech de 155 chevaux, qui remplace l’ancien 1.6 Hybrid de 140 chevaux. Ce bloc combine un quatre-cylindres essence à injection directe et cycle Atkinson de 107 chevaux avec deux moteurs électriques de 50 et 20 chevaux, le tout associé à une batterie de 1,4 kWh et à la boîte multimode à crabots des Renault Austral et Rafale.

    Une première mondiale : l’Hybrid-G 150 4×4 GPL

    La véritable innovation technique du Bigster réside dans sa motorisation Hybrid-G 150 4×4, une première mondiale qui combine hybridation, GPL et transmission intégrale. Ce groupe motopropulseur associe le 1.2 TCe mild-hybrid 48V de 140 chevaux à un moteur électrique arrière de 31 chevaux, pour une puissance combinée de 154 chevaux.

    Le système permet de rouler à l’essence ou au GPL selon les besoins, avec deux réservoirs de 50 litres chacun offrant jusqu’à 1 500 kilomètres d’autonomie. Dacia annonce une économie de 30% sur le coût d’usage grâce au GPL, dont le prix moyen oscille entre 0,80 et 0,90 euro le litre contre 1,70 euro pour l’essence sans plomb.

    Cette motorisation sera disponible courant 2026 et s’annonce comme un argument de poids dans un contexte où le prix des carburants vient d’augmenter de 5 à 6 centimes par litre au 1er janvier 2026. Le moteur électrique arrière assure la transmission intégrale via un différentiel électrique e-4WD fourni par Valeo, une technologie plus légère et moins gourmande qu’une transmission mécanique classique.

    L’analyse : un timing parfait dans un marché en crise

    Le timing du Bigster est stratégique. Dacia présente son plus gros SUV au moment où il est nommé finaliste pour la Voiture de l’Année 2026. C’est une reconnaissance majeure pour une marque qui a longtemps été cantonnée aux segments d’entrée de gamme. Être aux côtés de Mercedes CLA et Renault 4 E-Tech montre que le rapport qualité-prix n’est plus le seul critère pour le jury européen.

    Sur le marché français qui a subi une baisse de 6,2% des ventes en janvier 2025, le Bigster arrive au bon moment. Avec un prix inférieur de 8 000 à 11 000 euros par rapport aux Peugeot 3008 ou Renault Austral, il pourrait séduire les familles qui hésitent face à l’inflation et au durcissement du malus écologique. Le nouveau malus 2026, qui démarre désormais à 108 g/km de CO2 au lieu de 113 g/km, rend l’achat d’un véhicule thermique classique encore plus coûteux.

    La motorisation GPL hybride est un coup de maître dans ce contexte. Avec 30% d’économie sur le carburant, dans un environnement où l’essence vient d’augmenter de 5 à 6 centimes dès le 1er janvier 2026 en raison de la hausse des Certificats d’Économie d’Énergie, l’argument du coût d’usage devient décisif pour de nombreux acheteurs.

    Des équipements inédits chez Dacia

    Le Bigster marque également une montée en gamme assumée avec des équipements jusqu’alors inédits dans la gamme Dacia. Le toit ouvrant panoramique, une première pour la marque, illustre cette volonté de conquérir une clientèle plus exigeante. L’habitacle bénéficie d’un travail poussé sur l’insonorisation, avec des matériaux plus nobles comme le Starkle, un composite inventé par les ingénieurs Dacia.

    Le volume de coffre établit un record dans la catégorie avec 667 litres en configuration standard, extensible à 1 851 litres une fois la banquette arrière rabattue grâce au système Easy Fold. Le plancher plat permet de charger des objets jusqu’à 2,70 mètres de longueur, tandis que le hayon électrique commandé au pied constitue une autre première pour Dacia.

    La planche de bord intègre une instrumentation digitale de 10 pouces et un écran tactile central de 10,1 pouces avec navigation connectée et trafic en temps réel. Le système audio immersif 3D signé Arkamys vient compléter une dotation qui n’a plus grand-chose à envier aux concurrents premium.

    Un concurrent sérieux pour le titre

    Face à ses six adversaires, le Bigster dispose d’atouts solides. La Citroën C5 Aircross mise sur le confort et la modularité, la Renault 4 E-Tech sur le rétro-futurisme électrique, la Kia EV4 sur la technologie coréenne, la Mercedes CLA sur le prestige allemand, la Skoda Elroq sur le rapport équipement-prix et la Fiat Grande Panda sur l’accessibilité urbaine.

    Le Bigster se démarque par son positionnement unique : un vrai SUV familial spacieux et bien équipé, accessible financièrement, avec une motorisation hybride GPL inédite. Dans un marché automobile européen en quête de solutions abordables face à la transition énergétique, cet argument pourrait peser lourd dans la balance.

    L’année 2025 a vu la Renault 5 E-Tech et l’Alpine A290 remporter conjointement le titre, marquant un doublé historique pour le groupe Renault. La question est maintenant de savoir si Dacia peut prolonger cette série de succès français avec son Bigster.

    Lancement commercial et premières livraisons

    Les commandes du Dacia Bigster ont ouvert le 9 janvier 2025, avec une opération marketing baptisée « Bigster Experience » qui permet de découvrir le véhicule dans 120 concessions à travers la France. Les premières livraisons sont programmées pour juin 2026, après une arrivée dans les showrooms mi-mars.

    Le carnet de commandes affiche déjà des chiffres encourageants, avec plus de 80% des 10 000 premières commandes concernant la finition Journey avec le moteur Hybrid 155 chevaux à 31 700 euros. Un indicateur qui confirme l’appétit des Français pour ce nouveau positionnement haut de gamme de Dacia.

    Le Bigster décrochera-t-il le titre de Voiture de l’Année 2026 face à Mercedes et Renault ? Réponse ce vendredi 10 janvier au Salon de Bruxelles, lors d’une cérémonie qui s’annonce indécise jusqu’au bout.

    Tesla franchit les 9 millions de véhicules produits malgré des ventes en baisse

    Tesla Model Y 2026
    Tesla Model Y 2026

    Un million d’unités supplémentaires en seulement 207 jours – La Gigafactory de Shanghai dépasse les 4 millions et porte la croissance industrielle

    Tesla vient d’atteindre un cap hautement symbolique dans son histoire industrielle : neuf millions de véhicules produits dans le monde. Ce record a été officiellement annoncé par Tesla Asia sur le réseau social X à l’occasion de la sortie de chaîne du modèle anniversaire à la Gigafactory de Shanghai, site le plus productif du groupe californien.

    La voiture marquant ce jalon est un Model Y blanc, entouré pour l’occasion par les équipes de Giga Shanghai réunies sur le sol de l’usine. Dans son message, Tesla a tenu à remercier « ses propriétaires et ses soutiens à travers le monde », rappelant que ce chiffre concerne la production cumulée de toutes les usines Tesla, des États-Unis à l’Europe en passant par l’Asie.

    Une accélération industrielle spectaculaire

    Ce nouveau record impressionne d’autant plus qu’il intervient seulement 207 jours après l’annonce des 8 millions de véhicules produits. À l’époque, le modèle symbolique était un Model Y rouge sorti de la Gigafactory de Berlin. Produire un million de voitures supplémentaires en moins de sept mois illustre l’accélération spectaculaire du rythme industriel de Tesla.

    Tom Zhu, Senior Vice President of Automotive chez Tesla, a salué cette performance en félicitant l’ensemble des équipes industrielles du constructeur. Le dirigeant a souligné le rôle central des salariés dans cette réussite ainsi que la fidélité des clients, moteurs de la croissance de la marque.

    Cette cadence frénétique contraste brutalement avec le ralentissement des ventes que traverse Tesla. Le constructeur a perdu sa première place mondiale de l’électrique au profit de BYD en 2025. Les livraisons stagnent voire reculent sur certains marchés clés comme l’Europe. Ce décalage entre production record et demande faiblissante interroge sur la stratégie commerciale du groupe.

    Shanghai, locomotive industrielle du groupe

    Dans cette dynamique, Giga Shanghai joue un rôle absolument clé. Plus grande usine du groupe en volume, le site chinois a franchi à lui seul les quatre millions de véhicules cumulés en 2025. Il produit les Model 3 et Model Y destinés au marché local mais aussi à l’exportation vers de nombreux pays, faisant de Shanghai le principal hub d’export de Tesla.

    Cette dépendance massive vis-à-vis de la Chine crée une vulnérabilité stratégique pour Tesla. Les tensions géopolitiques entre Washington et Pékin pourraient fragiliser cet outil de production essentiel. Elon Musk navigue en permanence sur un fil entre ses liens étroits avec le gouvernement chinois et ses relations privilégiées avec l’administration Trump.

    La Gigafactory de Shanghai bénéficie de coûts de production inférieurs aux sites américains et européens. Cette compétitivité-prix permet à Tesla d’afficher des marges confortables malgré la guerre des prix déclenchée par les constructeurs chinois. Mais cette stratégie de délocalisation massive en Chine heurte la rhétorique protectionniste d’Elon Musk qui prône le « made in America ».

    Un record qui masque les difficultés commerciales

    À l’heure où la concurrence mondiale s’intensifie sur le marché du véhicule électrique, ce cap des 9 millions confirme la capacité de Tesla à industrialiser à grande échelle. Le constructeur conserve une avance significative en matière de volumes et de cadence de production face aux nouveaux entrants.

    Cependant, produire ne suffit plus à garantir le succès. Tesla doit écouler ces millions de véhicules sur des marchés de plus en plus saturés et concurrentiels. BYD, les marques chinoises émergentes et les constructeurs européens repositionnés sur l’électrique grignotent inexorablement les parts de marché du pionnier californien.

    Ce record industriel intervient dans une période troublée pour Tesla qui fait face à de multiples défis. La gamme vieillit sans renouvellement majeur depuis des années. Le Cybertruck peine à convaincre au-delà des early adopters. Les promesses de conduite autonome restent inaccomplies. Et la personnalité controversée d’Elon Musk effraie désormais une partie de la clientèle progressiste historique de la marque.

    Neuf millions de véhicules produits constituent néanmoins un exploit industriel indéniable. Tesla a révolutionné l’industrie automobile en à peine vingt ans d’existence. Mais transformer cet exploit manufacturier en succès commercial durable face aux géants chinois demandera plus que des records de production.

    Nouvelle Peugeot 208 2027 : les images IA révèlent un design musclé

    Peugeot 208 2027
    Peugeot 208 2027

    Calandre fermée, phares en forme de 7 et allure baroudeuse – La citadine française se réinvente avec des versions essence et électrique

    Les premières images de synthèse de la future Peugeot 208 circulent et dévoilent un changement radical de direction stylistique. Ce nouveau modèle adopte un design entièrement repensé qui rompt avec la citadine actuelle. Entre robustesse affichée et élégance préservée, Peugeot semble vouloir muscler sa star commerciale pour séduire une clientèle en quête de caractère.

    L’image générée par intelligence artificielle révèle une calandre fermée typique des véhicules électriques modernes. Ce choix esthétique s’impose désormais sur toutes les voitures électriques ou hybrides qui n’ont plus besoin de grandes prises d’air pour refroidir un moteur thermique. La 208 adopte cette tendance tout en conservant probablement une version essence avec calandre fonctionnelle.

    Des phares acérés en forme de 7

    Le regard constitue toujours l’élément le plus marquant d’un design automobile. Cette nouvelle 208 frappe fort avec des phares acérés en forme de 7 qui lui confèrent une allure agressive et séduisante. Cette signature lumineuse rappelle le chiffre fétiche de Peugeot tout en créant une identité visuelle reconnaissable instantanément.

    Ces optiques effilées s’inscrivent dans la tendance actuelle des phares fins et technologiques. La technologie LED permet désormais de créer des formes complexes impossibles avec les ampoules traditionnelles. Peugeot exploite cette liberté créative pour sculpter un regard affûté qui dynamise la face avant.

    Le profil latéral reste simple et compact comme l’impose le segment des citadines. Mais un élément attire l’œil : le montant C imposant rehaussé de touches de noir. Ce traitement bi-ton crée un effet de toit flottant très à la mode qui allège visuellement la silhouette. Cette astuce stylistique apporte une touche de modernité bienvenue.

    Un arrière robuste fidèle au style Peugeot

    L’arrière adopte lui aussi une allure résolument robuste avec des feux arrière acérés fidèles au style Peugeot. Les griffes lumineuses caractéristiques de la marque au lion perdurent sur cette nouvelle génération. Cette continuité rassure les clients attachés à l’ADN visuel de Peugeot tout en modernisant le trait.

    L’image suggère une allure à la fois baroudeuse et élégante qui pourrait séduire au-delà de la clientèle urbaine traditionnelle des citadines. Peugeot semble vouloir donner un côté SUV à sa 208 sans pour autant la transformer en crossover surélevé. Une stratégie astucieuse pour capter l’engouement pour les silhouettes aventurières tout en gardant le gabarit compact d’une vraie citadine.

    Essence et électrique au catalogue

    La future 208 sera probablement proposée en version 100% électrique et en version essence. Cette double motorisation permet de toucher tous les profils d’acheteurs. Les urbains branchés craqueront pour l’électrique silencieuse et écologique. Les budgets serrés ou gros rouleurs se rabattront sur le thermique plus abordable et autonome.

    Peugeot maîtrise déjà cette bi-motorisation sur la 208 actuelle qui propose une e-208 électrique et des versions essence. La nouvelle génération poursuivra logiquement cette stratégie gagnante. Le groupe Stellantis dispose des plateformes modulaires permettant d’intégrer batteries ou réservoir selon les besoins.

    Cette nouvelle 208 jouera un rôle crucial pour Peugeot qui en vend plus de 100 000 exemplaires par an en France. Réussir le renouvellement de ce pilier commercial conditionne largement la santé financière de la marque. Un échec stylistique ou technique se paierait cash en parts de marché perdues face aux Renault Clio, Citroën C3 et Dacia Sandero qui dominent le segment.

    Reste à confirmer si ces images IA reflètent fidèlement le design final ou s’il s’agit d’interprétations approximatives. Seule la révélation officielle de Peugeot permettra de juger réellement cette nouvelle 208 qui devrait débarquer d’ici 2027.


    Image suggérée : L’image IA de la future Peugeot 208 montrant la calandre fermée, les phares en 7 et le profil compact avec montant C noir, accompagnée d’une photo de la 208 actuelle en médaillon pour comparaison stylistique.

    Formule 1 : Zhou Guanyu rebondit chez Ferrari comme troisième pilote après son éviction de Sauber

    Formule 1 - Zhou Guanyu Ferrari
    Formule 1 - Zhou Guanyu Ferrari

    Le Chinois reste en F1 malgré la perte de son baquet – Un rôle de réserviste stratégique pour Ferrari qui vise le marché asiatique

    Zhou Guanyu ne quitte finalement pas le paddock de la Formule 1. Après avoir perdu son volant chez Sauber pour la saison 2026, le pilote chinois rebondit immédiatement en intégrant la Scuderia Ferrari comme troisième pilote. Ce rôle de réserviste lui permet de rester dans le monde merveilleux de la F1 tout en gardant un pied dans la discipline reine du sport automobile.

    Cette nomination ne relève pas du hasard. Ferrari regarde depuis longtemps vers le marché chinois colossal et avoir un pilote local dans son équipe facilite la pénétration commerciale. Zhou Guanyu devient ainsi un ambassadeur précieux pour développer la notoriété de la marque au cheval cabré auprès des centaines de millions de passionnés automobiles chinois.

    Une fin de parcours prévisible chez Sauber

    Zhou Guanyu savait probablement que ses jours étaient comptés chez Sauber. Après trois saisons correctes mais sans éclat particulier, le Chinois n’a jamais vraiment convaincu. Quelques points glanés par-ci par-là, des qualifications en milieu de grille, mais aucune performance marquante capable de justifier son maintien dans un baquet convoité.

    L’arrivée d’Audi comme actionnaire majoritaire de Sauber pour 2026 a scellé son sort. Les Allemands veulent des pilotes capables de faire progresser l’équipe vers le haut du classement. Zhou ne rentrait pas dans ces plans ambitieux malgré son expérience de trois ans en F1. La restructuration complète de l’écurie passait par un changement de ligne de pilotage.

    Le Chinois garde néanmoins la tête haute. Avoir couru trois saisons complètes en Formule 1 représente déjà un exploit pour un pilote asiatique dans un sport largement dominé par les Européens et Sud-Américains. Il rejoint le cercle très fermé des pilotes chinois ayant disputé un Grand Prix, une fierté nationale qui compte énormément dans son pays.

    Un rôle de réserviste aux contours flous

    Concrètement, que fera Zhou Guanyu chez Ferrari ? Le rôle de troisième pilote varie énormément selon les équipes. Certains réservistes passent l’année au simulateur sans jamais approcher une vraie monoplace. D’autres participent activement aux essais libres du vendredi et roulent régulièrement pour collecter des données.

    Ferrari devra clarifier rapidement les missions exactes confiées à Zhou. Remplacera-t-il Leclerc ou Hamilton lors de quelques séances d’essais libres ? Tournera-t-il au simulateur pour développer la voiture ? Assurera-t-il des journées promotionnelles en Chine ? Probablement un mix de tout cela selon les besoins et opportunités.

    Ce statut de réserviste offre au moins la garantie de rester dans le paddock, de garder le rythme et de se tenir prêt en cas d’opportunité. Si un titulaire se blesse ou tombe malade, Zhou pourrait retrouver un volant le temps de quelques courses. Un scénario rare mais pas impossible qui justifie de maintenir un pilote expérimenté en réserve.

    Ferrari vise le marché chinois

    La dimension commerciale pèse lourd dans cette signature. Ferrari cherche depuis des années à renforcer sa présence en Chine où la classe fortunée rafole des voitures de luxe italiennes. Avoir un pilote chinois facilite considérablement la communication marketing et les relations publiques locales.

    Zhou Guanyu deviendra l’ambassadeur naturel de Ferrari lors des événements promotionnels en Chine. Sa présence attirera les médias locaux, les sponsors potentiels et les VIP chinois. Cette visibilité accrue se traduira mécaniquement en ventes supplémentaires de Ferrari dans un marché stratégique pour la marque.

    Le pilote participera probablement aussi aux Ferrari Challenge Asia-Pacific et autres événements clientèle organisés dans la région. Ces journées piste réservées aux propriétaires de Ferrari représentent des moments privilégiés où Zhou pourra partager son expérience de la F1 avec des clients fortunés. Un rôle d’animation commerciale qui complète sa fonction sportive.

    Un précédent encourageant pour les pilotes asiatiques

    Cette nomination constitue une bonne nouvelle pour la représentation asiatique en Formule 1. Voir un pilote chinois intégrer une écurie mythique comme Ferrari, même comme réserviste, envoie un signal positif aux jeunes espoirs du continent. Cela prouve qu’une carrière en F1 reste possible pour les Asiatiques malgré les barrières culturelles et géographiques.

    Zhou Guanyu rejoint ainsi une lignée de pilotes asiatiques qui ont tenté leur chance en F1 avec plus ou moins de succès. Les Japonais Takuma Sato et Kamui Kobayashi ont brillé par intermittence. Le Thaïlandais Alexander Albon court actuellement chez Williams. Chacun a contribué à ouvrir un peu plus la voie aux suivants.

    Cette présence asiatique croissante en F1 accompagne la montée en puissance économique du continent. Les sponsors chinois investissent massivement dans le sport automobile. Les circuits se multiplient en Asie. La F1 organise de plus en plus de courses dans la région. Zhou Guanyu s’inscrit dans cette dynamique d’ouverture vers l’Est qui transforme progressivement le visage de la discipline.

    Le Chinois garde donc vivant son rêve de Formule 1 en endossant les couleurs Ferrari. Un rebond salvateur qui lui évite de quitter définitivement le paddock et lui offre une chance de démontrer sa valeur. Si l’opportunité se présente de retrouver un baquet titulaire, il devra la saisir. En attendant, le rouge Ferrari lui va plutôt bien.

    Volkswagen ID. Polo dévoile son cockpit : retour des boutons et clin d’œil nostalgique

    Volkswagen ID.Polo 2026 - intérieur
    Volkswagen ID.Polo 2026 - intérieur

    Deux écrans alignés de 10,25 et 13 pouces, commandes physiques et mode d’affichage rétro Golf I – VW corrige enfin les erreurs ergonomiques des ID.

    Volkswagen vient de dévoiler le cockpit de la future ID. Polo électrique qui confirme un virage stratégique majeur : après des années de critiques acerbes sur l’ergonomie catastrophique des modèles ID., le constructeur allemand fait machine arrière et réintroduit massivement les commandes physiques. Une autocritique rare dans l’industrie automobile qui valide les complaintes des clients excédés par les menus tactiles interminables.

    Ce nouvel intérieur inaugure une architecture de cockpit entièrement repensée à partir des retours terrains. Fini les sliders capacitifs impossibles à utiliser en roulant, terminées les fonctions basiques enfouies dans trois niveaux de sous-menus. Volkswagen opte pour une approche radicalement différente : simplicité, lisibilité et intuitivité. Un retour aux fondamentaux qui aurait dû s’imposer dès le début.

    Une planche de bord horizontale rassurante

    Visuellement, la planche de bord adopte une orientation horizontale épurée typiquement Volkswagen. Sobre, élégante, efficace : cette philosophie maison vise à rassurer le plus grand nombre plutôt qu’à impressionner les geeks. L’ensemble reste parfaitement maîtrisé et très qualitatif mais manque volontairement de fantaisie. Une signature conservatrice assumée.

    Deux écrans alignés dominent l’habitacle. Derrière le volant, un combiné d’instrumentation numérique de 10,25 pouces affiche les informations essentielles. Au centre, un écran tactile de près de 13 pouces constitue une référence dimensionnelle dans le segment des citadines électriques. Les graphismes nets et les menus structurés témoignent d’une ergonomie logicielle qui progresse enfin nettement.

    Les matériaux en partie recyclés offrent un rendu perçu très qualitatif. Des surfaces textiles recouvrent la planche de bord et les portes, apportant douceur tactile et cachet premium. Volkswagen sait jouer sur les textures et les assemblages pour créer une impression de solidité germanique rassurante.

    Le Retro Display, touche ludique inattendue

    La véritable surprise vient du Retro Display. D’une simple pression, l’instrumentation numérique bascule dans un style rétro directement inspiré de la Golf I des années 1980. Les cadrans analogiques virtuels, les polices d’époque et les couleurs vintage recréent l’ambiance d’un compteur mécanique classique.

    Ce clin d’œil nostalgique assumé tranche radicalement avec le sérieux habituel de Volkswagen. Cette touche ludique pourrait bien devenir l’élément le plus apprécié du cockpit de l’ID. Polo. Elle humanise un intérieur technologique et crée un lien émotionnel avec l’histoire de la marque. Un détail malin qui fait toute la différence.

    Des équipements technologiques complets

    La nouvelle génération logicielle Volkswagen embarque les fonctionnalités attendues sur une électrique moderne. La conduite à une pédale permet de ralentir fortement en levant l’accélérateur, récupérant de l’énergie au freinage. Les aides au stationnement avancées facilitent les manœuvres urbaines.

    En option, le Travel Assist de dernière génération reconnaît désormais les feux tricolores et les panneaux stop. Cette évolution rapproche Volkswagen des capacités de Tesla Autopilot tout en restant un système de niveau 2 qui exige l’attention constante du conducteur. Rien d’exubérant mais une dotation complète et cohérente.

    Une ID. Polo stratégique pour VW

    Cette citadine électrique jouera un rôle crucial dans la gamme Volkswagen. Positionnée sous l’ID.3, elle doit démocratiser l’électrique avec un prix visé autour de 25 000 euros. Un tarif agressif pour concurrencer la Renault 5 E-Tech et les futures citadines chinoises qui débarquent en Europe.

    L’ID. Polo ne cherche pas à révolutionner l’intérieur automobile mais propose un cockpit électrique moderne, ergonomique et très bien fini. Sage sans doute, mais solide. Et grâce à ce soupçon de rétro, enfin un peu plus attachant. Une recette qui devrait séduire la clientèle conservatrice de Volkswagen attachée aux valeurs de fiabilité et de rationalité germaniques.

    Renault : Luc Julia, le co-créateur de Siri et spécialiste de l’IA claque la porte !

    Luc Julia quitte Renault
    Luc Julia quitte Renault

    Le co-créateur de Siri claque la porte – Une réorganisation interne qui interroge sur la place de l’innovation chez les constructeurs traditionnels

    Luc Julia, figure emblématique de l’intelligence artificielle et co-créateur de Siri, quitte Renault après quatre années passées à structurer la stratégie IA du groupe. Ce départ soudain d’un des rares profils tech de haut niveau au sein d’un constructeur automobile traditionnel soulève de nombreuses questions sur la capacité des géants industriels à attirer et retenir les talents de la Silicon Valley.

    Recruté en grande pompe en 2021, Luc Julia devait insuffler une culture d’innovation technologique dans un groupe Renault en pleine transformation. Sa mission : faire entrer le constructeur français dans l’ère de l’intelligence artificielle, de la conduite autonome et de la voiture connectée. Quatre ans plus tard, il tire sa révérence dans un contexte de réorganisation interne qui pourrait bien avoir eu raison de ses ambitions.

    Un profil atypique sacrifié sur l’autel bureaucratique

    Luc Julia débarquait chez Renault avec un CV qui faisait rêver. Co-créateur de Siri chez Apple, vice-président innovation chez Samsung pendant sept ans, ce Franco-Américain incarnait le pont entre la tech californienne et l’industrie européenne traditionnelle. Son arrivée en 2021 avait été présentée comme un signal fort de la transformation numérique du groupe.

    Mais greffer une culture startup dans un mastodonte industriel centenaire relève de la gageure. Les codes, les process, les temporalités diffèrent radicalement entre un constructeur automobile et une entreprise tech. Cette friction culturelle explique probablement les difficultés rencontrées.

    Luc Julia a toujours défendu une approche pragmatique de l’IA. Son livre « L’intelligence artificielle n’existe pas » détaillait sa vision nuancée d’une technologie souvent survalorisée. Cette lucidité détonnait dans un secteur où beaucoup de constructeurs promettent monts et merveilles. Pendant que certains rivaux annonçaient la conduite autonome pour 2025, il rappelait les limites techniques réelles.

    Une réorganisation fatale

    Le départ intervient dans un contexte de profonde restructuration interne chez Renault. Le groupe a récemment redéfini ses priorités stratégiques, bouleversant les équilibres de pouvoir. Les fonctions transverses comme la stratégie IA sont souvent les premières victimes de ces réorganisations où les directions opérationnelles reprennent le contrôle.

    Luc Julia se retrouvait probablement coincé entre plusieurs entités qui se partageaient désormais ses prérogatives. La direction de l’ingénierie véhicule, celle du logiciel embarqué, la branche mobilités : chacun voulait sa part du gâteau IA. Impossible de piloter efficacement dans ces conditions où les lignes hiérarchiques deviennent floues.

    Cette situation classique explique pourquoi tant de talents quittent les groupes industriels pour retourner dans la tech. La lourdeur bureaucratique, les guerres de territoire internes et la lenteur décisionnelle découragent les profils habitués à l’agilité des startups.

    Renault rate-t-il le train de l’innovation ?

    Ce départ pose cruellement la question de la stratégie d’innovation de Renault. Si même un Luc Julia ne parvient pas à structurer durablement une filière IA, que dit-ce de la capacité du groupe à se transformer ? Renault a pourtant investi massivement dans la tech avec la Software République, les partenariats Google et Qualcomm.

    Mais ces initiatives peinent à se traduire en avantages compétitifs tangibles. Les Renault électriques restent en retard sur Tesla en matière de logiciel embarqué. L’application mobile bugge régulièrement. Les mises à jour over-the-air fonctionnent mal. Le fossé technologique ne se réduit pas malgré les investissements.

    Le départ de Luc Julia symbolise peut-être l’échec d’une approche qui consistait à parachuter un génie tech dans une structure inadaptée. L’innovation ne se décrète pas, elle nécessite une transformation culturelle profonde que peu de grands groupes parviennent à mener.

    Un signal d’alarme pour l’industrie automobile

    Au-delà du cas Renault, ce départ illustre les difficultés structurelles des constructeurs traditionnels face à la révolution numérique. Les profils tech recrutés à prix d’or se heurtent à des cultures d’entreprise rigides, des circuits de décision interminables et des budgets sabrés au moindre aléa.

    Cette inadéquation culturelle explique le taux de turnover élevé des responsables innovation dans l’automobile. Ils arrivent pleins d’énergie, se cognent aux réalités organisationnelles, puis partent déçus au bout de trois à cinq ans. Un cycle destructeur qui empêche toute stratégie de long terme.

    Les constructeurs qui réussiront la transition seront ceux qui parviendront à faire évoluer leur ADN industriel pour y greffer durablement une culture tech. Un défi titanesque que peu semblent en mesure de relever aujourd’hui.

    BYD devient le numéro 1 mondial des véhicules électriques et hybrides en 2025

    BYD SEAL
    BYD SEAL

    4,6 millions de NEV vendus dont 1 million à l’export – Les exportations de VP bondissent de 145% et confirment l’offensive mondiale du géant chinois

    BYD vient d’officialiser une performance historique qui redéfinit les équilibres mondiaux de l’industrie automobile. Le constructeur chinois s’impose comme le premier vendeur mondial de véhicules à énergies nouvelles (NEV) en 2025 avec 4 602 436 unités écoulées. Un chiffre vertigineux qui consacre la montée en puissance fulgurante d’un groupe quasi-inconnu du grand public occidental il y a encore cinq ans.

    Cette performance dépasse largement celle de Tesla qui stagnait autour de 1,8 million de véhicules en 2024. BYD pulvérise donc son concurrent américain avec un volume plus de deux fois supérieur. Cette domination écrasante repose sur un portefeuille de modèles extrêmement large qui couvre tous les segments de marché, contrairement à Tesla concentré sur le premium.

    Un million de véhicules exportés, une première

    BYD franchit en 2025 un cap symbolique majeur : le million de véhicules exportés hors de Chine. Cette première historique pour le constructeur témoigne de son ambition mondiale désormais assumée. Pendant des années, BYD s’est contenté de dominer son marché domestique chinois sans vraiment attaquer l’international. Cette époque est révolue.

    Les exportations de véhicules particuliers explosent littéralement avec une hausse de 145% sur un an. Ce quasi-triplement des volumes export en seulement douze mois illustre l’accélération brutale de l’offensive commerciale de BYD sur tous les continents. Europe, Asie-Pacifique, Amérique latine, Moyen-Orient : aucune région n’échappe à la stratégie de conquête du géant chinois.

    Cette performance export transforme fondamentalement le modèle économique de BYD. Jusqu’à récemment, le groupe dépendait à 90% de son marché domestique chinois. Atteindre le million d’unités exportées signifie qu’environ 22% des ventes proviennent désormais de l’international. Cette diversification géographique réduit la vulnérabilité de BYD face aux fluctuations du marché chinois.

    Une stratégie de production localisée

    BYD ne se contente pas d’exporter depuis la Chine. Le groupe investit massivement dans des usines à l’étranger pour produire localement sur ses marchés cibles. Cette stratégie d’implantation industrielle vise à contourner les barrières douanières et à rassurer les gouvernements inquiets de la dépendance aux importations chinoises.

    Des usines BYD sortent déjà de terre en Thaïlande, au Brésil, en Hongrie et bientôt au Mexique. Ces sites de production locaux permettront d’assembler des véhicules à proximité des clients tout en créant des emplois locaux. Un argument politique puissant face aux accusations de dumping et de concurrence déloyale que subissent les exportations chinoises.

    Cette intégration verticale constitue un avantage compétitif décisif pour BYD. Le groupe fabrique lui-même ses batteries, ses moteurs électriques, ses semi-conducteurs et la plupart de ses composants critiques. Cette maîtrise complète de la chaîne de valeur lui confère une flexibilité et des marges que les constructeurs traditionnels ne peuvent égaler.

    La production mondiale et localisée dans les régions permet aussi d’adapter les véhicules aux spécificités de chaque marché. BYD peut proposer des finitions, des équipements ou des motorisations différentes selon les attentes locales. Cette personnalisation géographique renforce l’acceptabilité commerciale face aux marques établies.

    Un portefeuille de modèles pléthorique

    BYD propose désormais une gamme tentaculaire qui couvre absolument tous les segments. De la micro-citadine Seagull vendue 10 000 euros en Chine au SUV de luxe Yangwang U8 facturé plus de 150 000 euros, le constructeur ratisse large. Cette stratégie du volume maximum contraste radicalement avec l’approche premium de Tesla.

    Les berlines compactes Dolphin et Seal cartonnent en Europe où elles concurrencent frontalement les Volkswagen ID.3 et Tesla Model 3. Les SUV Tang et Seal U attirent les familles avec leurs sept places et leurs autonomies généreuses. Les citadines Seagull et Dolphin Mini ciblent les urbains cherchant l’électrique à petit prix.

    Cette multiplication des modèles dilue les coûts de développement sur des volumes colossaux. BYD amortit ses investissements R&D beaucoup plus rapidement que les constructeurs traditionnels qui segmentent davantage leurs gammes. Cette économie d’échelle lui permet de proposer des tarifs agressifs tout en maintenant des marges correctes.

    Le groupe ne se limite d’ailleurs pas aux voitures particulières. BYD produit aussi des bus électriques, des camions, des taxis et même des monorails. Cette diversification tous azimuts transforme BYD en conglomérat de la mobilité électrique plutôt qu’en simple constructeur automobile.

    Le leadership technologique des batteries

    La domination de BYD repose largement sur son avance technologique dans les batteries. Le groupe a développé ses propres cellules Blade qui offrent un excellent compromis entre densité énergétique, sécurité et coût de production. Ces batteries équipent tous les véhicules BYD et se vendent également à d’autres constructeurs.

    La chimie LFP (lithium-fer-phosphate) privilégiée par BYD coûte moins cher que les batteries NMC utilisées par la plupart des concurrents. Elle ne nécessite ni nickel ni cobalt, métaux rares et coûteux dont l’extraction pose des problèmes éthiques et environnementaux. Cette indépendance vis-à-vis des matières premières critiques confère une sécurité d’approvisionnement précieuse.

    BYD investit aussi massivement dans les batteries sodium-ion qui pourraient révolutionner le marché des véhicules d’entrée de gamme. Cette technologie encore émergente utilise du sodium, élément abondant et bon marché, plutôt que du lithium dont les réserves se raréfient. Si BYD réussit à industrialiser ces batteries à grande échelle, il pourrait proposer des voitures électriques sous les 15 000 euros.

    L’Europe, champ de bataille stratégique

    Le Vieux Continent représente un enjeu crucial pour BYD qui y multiplie les investissements. Le groupe ouvre des concessions, sponsorise des événements sportifs et s’affiche dans les salons automobiles européens. Cette offensive marketing vise à construire rapidement une notoriété de marque auprès des consommateurs européens.

    Les ventes européennes de BYD progressent spectaculairement malgré les droits de douane supplémentaires imposés par Bruxelles. Ces taxes punitives de 17% censées freiner les importations chinoises n’empêchent pas BYD de gagner des parts de marché grâce à des prix toujours inférieurs aux équivalents européens.

    L’usine hongroise en construction à Szeged permettra de contourner partiellement ces barrières douanières. Les véhicules assemblés en Hongrie seront considérés comme européens et échapperont aux taxes. Cette implantation locale facilitera aussi la conformité aux réglementations européennes de plus en plus strictes.

    Mais BYD fait face à une hostilité croissante des constructeurs européens qui dénoncent une concurrence déloyale. Volkswagen, Stellantis et Renault réclament des protections accrues contre ce qu’ils considèrent comme du dumping subventionné par Pékin. Cette guerre commerciale larvée pourrait s’intensifier si BYD continue de grignoter les parts des marques établies.

    Tesla détrôné mais pas coulé

    Cette première place mondiale de BYD ne signifie pas la fin de Tesla. Le constructeur californien reste leader sur le segment premium et conserve une image de marque puissante en Occident. Ses modèles Model Y et Model 3 dominent toujours leurs catégories en Europe et Amérique du Nord.

    Tesla compense ses volumes inférieurs par des marges très supérieures à celles de BYD. Vendre deux fois moins de voitures mais trois fois plus chères peut générer autant voire plus de profits. La rentabilité de Tesla dépasse largement celle de BYD qui privilégie les volumes aux marges.

    Néanmoins, cette perte du leadership mondial en termes de volumes constitue un revers symbolique pour Elon Musk. Pendant des années, Tesla incarnait l’électrique et dominait ce marché émergent. Voir un constructeur chinois quasi-inconnu le dépasser aussi largement blesse l’ego du milliardaire américain.

    2026, une année encore plus ambitieuse

    BYD aborde 2026 avec des objectifs encore plus élevés. Le groupe vise 5,5 à 6 millions de véhicules vendus, soit une croissance de 20 à 30% par rapport à 2025. Cette ambition repose sur le lancement de nouveaux modèles et l’expansion géographique continue vers de nouveaux marchés.

    Le constructeur compte aussi monter en gamme avec des modèles premium sous la marque Yangwang qui ciblent les acheteurs fortunés. Ces véhicules de luxe affichent des technologies impressionnantes comme la conduite amphibie ou les suspensions actives qui soulèvent la voiture de 60 centimètres. BYD prouve qu’il ne se limite plus aux voitures abordables.

    Cette dynamique fulgurante de BYD redessine complètement le paysage automobile mondial. Un constructeur chinois inconnu il y a dix ans devient le numéro 1 de l’électrique et menace frontalement les géants établis sur leurs marchés domestiques. Une révolution industrielle dont les conséquences se feront sentir pendant des décennies.

    Le groupe DR Automobiles ressuscite la marque historique Itala fondée en 1903

    DR 3.0 Executive
    DR 3.0 Executive

    La firme turinoise disparue en 1934 renaîtra en 2026 – Espoirs et craintes autour d’un patrimoine automobile glorieux

    DR Automobiles vient d’annoncer l’acquisition d’Itala, marque automobile italienne historique fondée à Turin en 1903 par Matteo Ceirano. Cette firme spécialisée dans les voitures de sport et de luxe a marqué l’âge d’or de l’automobile italienne avant de faire faillite en 1934, victime de la Grande Dépression. Quatre-vingt-douze ans après sa disparition, Itala s’apprête à renaître sous l’égide de DR Automobiles en 2026.

    Cette résurrection suscite autant d’espoir que d’inquiétude chez les passionnés d’histoire automobile. Itala représente l’un des chapitres les plus glorieux du patrimoine sportif et industriel italien. La marque fut considérée un temps comme « l’autre Fiat », rivalisant avec le géant turinois sur les circuits et dans les salons huppés du début du XXe siècle.

    Une légende oubliée de l’automobile italienne

    Fondée en 1903 par Matteo Ceirano, entrepreneur automobile prolifique qui créa plusieurs marques italiennes, Itala s’impose rapidement parmi les constructeurs de prestige. La firme turinoise se forge une réputation d’excellence technique et de performances sportives qui la placent au niveau des meilleures marques européennes de l’époque.

    Les voitures Itala brillent sur tous les circuits européens au début du XXe siècle. Elles remportent courses et rallyes grâce à des mécaniques fiables et puissantes qui rivalisent avec les meilleures productions françaises, allemandes et britanniques. Cette domination sportive assoit la notoriété de la marque auprès d’une clientèle fortunée en quête de vitesse et d’exclusivité.

    Les modèles de luxe Itala équipent les garages des aristocrates, industriels et personnalités européennes. Ces automobiles raffinées combinent élégance des lignes, richesse des matériaux et innovations techniques. Itala incarne pendant trois décennies le summum du savoir-faire automobile italien avant que la crise économique mondiale ne la précipite vers la faillite en 1934.

    Depuis cette disparition, Itala a sombré dans l’oubli du grand public. Seuls les historiens de l’automobile et collectionneurs avertis connaissent encore cette marque qui fut pourtant aussi prestigieuse que Fiat, Lancia ou Alfa Romeo à son apogée. Cette renaissance annoncée par DR Automobiles pourrait redonner vie à ce patrimoine enfoui.

    DR Automobiles, spécialiste du rebadging chinois

    L’enthousiasme suscité par cette annonce se heurte rapidement à la réalité du modèle économique de DR Automobiles. Ce groupe italien fondé en 2006 s’est spécialisé dans l’importation et la commercialisation de véhicules chinois rebadgés sous des marques italiennes. Une stratégie commerciale qui fonctionne mais qui soulève des questions légitimes sur le devenir d’Itala.

    DR Automobiles commercialise actuellement des SUV et citadines fabriqués en Chine par Chery et JAC, vendus en Italie sous les marques DR et EVO. Ces véhicules chinois arborent des badges italiens et bénéficient d’un marketing qui met en avant leurs « racines » transalpines. Une pratique légale mais trompeuse qui masque l’origine asiatique réelle des véhicules.

    Le groupe a connu un certain succès commercial en Italie grâce à des prix agressifs et une distribution efficace. Mais sa réputation reste sulfureuse auprès des puristes qui dénoncent cette imposture automobile. Faire passer des SUV chinois pour des créations italiennes heurte les défenseurs du patrimoine et de l’authenticité.

    Cette stratégie appliquée à Itala ferait hurler les passionnés. Imaginer des SUV électriques chinois rebadgés Itala vendus comme héritiers des glorieuses voitures de sport turinoises relèverait de la profanation industrielle. Le risque de voir ce scénario cauchemardesque se réaliser plane malheureusement au-dessus de cette annonce.

    Les scénarios possibles pour le retour d’Itala

    DR Automobiles reste muet sur ses intentions précises concernant Itala. Cette opacité volontaire alimente toutes les spéculations et fantasmes autour de ce retour annoncé. Plusieurs scénarios se dessinent, du meilleur au pire.

    Le scénario catastrophe verrait Itala devenir une simple marque ombrelle pour du rebadging chinois haut de gamme. DR Automobiles importerait des SUV électriques premium fabriqués par BYD, Nio ou Zeekr, les affublerait d’un badge Itala et les vendrait avec une prime de prix justifiée par « l’héritage sportif italien ». Un détournement de patrimoine qui saborderait définitivement la crédibilité de la résurrection.

    Un scénario intermédiaire impliquerait un réel travail de design et d’ingénierie italien sur une base technique chinoise. DR pourrait collaborer avec un studio de design turinois pour créer des carrosseries originales installées sur des plateformes chinoises. Cette approche hybride préserverait une dimension créative italienne tout en capitalisant sur les économies d’échelle asiatiques.

    Le scénario idéal consisterait en une renaissance authentique avec des véhicules réellement conçus et fabriqués en Italie. DR Automobiles investirait massivement dans un bureau d’études, recruterait des ingénieurs italiens et assemblerait les Itala dans une usine transalpine. Un pari financier colossal que la taille modeste du groupe rend malheureusement très improbable.

    L’écueil de la supercar électrique

    Les observateurs redoutent aussi qu’Itala rejoigne la longue liste des marques ressuscitées uniquement pour lancer une énième supercar ou hypercar électrique. Ce segment ultra-saturé accueille chaque année de nouveaux venus qui promettent monts et merveilles avant de disparaître sans avoir produit le moindre véhicule de série.

    Rimac, Pininfarina, De Tomaso, Hispano-Suiza : les exemples de marques historiques exhumées pour produire des hypercars électriques hors de prix se multiplient. Ces projets capitalisent sur la nostalgie du nom tout en proposant des voitures qui n’ont plus rien à voir avec l’esprit originel. Une Itala électrique de 2000 chevaux vendue 2 millions d’euros à 50 exemplaires trahirait complètement l’ADN de la marque.

    Itala construisait certes des voitures sportives performantes, mais aussi et surtout des automobiles de luxe utilisables quotidiennement par une clientèle aisée. Transformer ce patrimoine en prétexte pour une hypercar de collection collector qui ne roulera jamais manquerait totalement la cible. Le monde automobile n’a pas besoin d’une nouvelle Bugatti ou Koenigsegg de plus.

    L’espoir d’un retour cohérent

    Malgré ces craintes légitimes, une lueur d’espoir subsiste. DR Automobiles a conscience de la valeur patrimoniale d’Itala et des attentes qu’un tel rachat suscite. Gâcher cette opportunité historique par une exploitation purement mercantile ternirait durablement l’image du groupe. Une approche plus respectueuse du patrimoine servirait mieux ses intérêts à long terme.

    Le marché automobile italien reste attaché à ses marques historiques et à leur authenticité. Les clients italiens, parmi les plus exigeants d’Europe, ne pardonneraient pas une trahison flagrante de l’héritage Itala. DR devra donc trouver un équilibre entre rentabilité commerciale et respect de l’ADN de la marque s’il veut réussir ce pari.

    La renaissance d’Itala pourrait aussi bénéficier d’un contexte favorable à l’électrification haut de gamme. Le segment des berlines et GT électriques premium reste moins encombré que celui des SUV. Itala pourrait s’y positionner avec des véhicules élégants qui perpétueraient la tradition de luxe et de performance de la marque historique.

    L’année 2026 apportera des réponses concrètes aux interrogations actuelles. En attendant, passionnés et historiens retiennent leur souffle face à cette résurrection qui pourrait aussi bien redonner vie à une légende qu’achever de l’enterrer définitivement sous des monceaux de plastique chinois.

    La Norvège atteint 95,9% de voitures électriques vendues en 2025, un record mondial

    Tesla Model Y ©Source : Tesla
    Tesla Model Y ©Source : Tesla

    179 549 véhicules neufs immatriculés dont 97,6% d’électriques en décembre – Tesla domine mais les marques chinoises grimpent à 13,7% de parts

    La Norvège vient de franchir un cap historique qui fait rêver tous les défenseurs de la mobilité électrique. En 2025, 95,9% des voitures neuves immatriculées dans le royaume scandinave étaient 100% électriques. Un chiffre vertigineux qui grimpe même à 97,6% sur le seul mois de décembre, selon les données du Conseil norvégien d’information sur le trafic routier (OFV). Aucun autre pays au monde n’approche de telles proportions.

    Avec 179 549 véhicules neufs immatriculés sur l’année, la Norvège bat son propre record historique. Un paradoxe fascinant pour ce pays de seulement 5,5 millions d’habitants qui reste le premier exportateur d’hydrocarbures d’Europe occidentale. Pendant que le pétrole et le gaz norvégiens alimentent les centrales et véhicules du continent, les Norvégiens roulent eux-mêmes presque exclusivement à l’électrique.

    Une fiscalité ultra-favorable qui pousse à l’achat

    Cette accélération spectaculaire des ventes fin 2025 s’explique largement par l’évolution du cadre fiscal. Jusqu’au 31 décembre 2025, les véhicules électriques dont le prix restait sous un certain seuil bénéficiaient d’une exemption totale de TVA. Un avantage colossal dans un pays où la TVA standard atteint 25%.

    Depuis le 1er janvier 2026, ce seuil d’exemption est brutalement passé de 500 000 à 300 000 couronnes norvégiennes. Soit une chute de 42 500 euros à environ 25 400 euros. Cette réduction drastique a provoqué une ruée vers les concessions en novembre et décembre 2025. Des milliers d’acheteurs ont anticipé leur acquisition pour profiter une dernière fois de l’exemption sur des modèles plus chers.

    Le gouvernement norvégien avait initialement prévu de supprimer totalement cette exemption de TVA dès 2027. Face aux protestations des constructeurs et des associations de consommateurs, cette échéance a été repoussée à 2028. Un délai supplémentaire bienvenu qui maintient l’attractivité fiscale de l’électrique pendant encore deux ans.

    Cette politique fiscale ultra-favorable ne se limite d’ailleurs pas à la TVA. Les voitures électriques échappent aussi aux péages autoroutiers, bénéficient de places de parking réservées dans les centres-villes, peuvent emprunter les couloirs de bus et profitent de tarifs réduits sur les ferries. Un arsenal complet d’incitations qui rend l’électrique nettement plus avantageux que le thermique.

    Tesla règne mais vacille face aux Chinois

    Tesla conserve sa première place sur le marché norvégien avec 19,1% de parts de marché en 2025. Les Model Y et Model 3 trustent les premières positions des ventes grâce à leur rapport performances-prix-autonomie qui séduit toujours. La marque californienne profite aussi de son réseau de Superchargeurs très dense en Norvège qui rassure les acheteurs sur la facilité de recharge.

    Cependant, un autre phénomène majeur se dessine : la montée en puissance fulgurante des marques chinoises. Celles-ci captent désormais 13,7% des ventes norvégiennes contre seulement 10,4% en 2024. Une progression de plus de 30% en un an qui témoigne de leur percée commerciale.

    MG, BYD, Nio, Xpeng, Polestar : ces noms encore inconnus du grand public il y a quelques années deviennent familiers en Norvège. Ces constructeurs chinois proposent des véhicules électriques modernes, bien équipés et vendus à des tarifs inférieurs de 20 à 30% par rapport aux équivalents européens ou américains. Un argument commercial qui fait mouche auprès des Norvégiens pragmatiques.

    Cette percée chinoise inquiète les constructeurs européens qui voient leurs parts de marché grignotées progressivement. Volkswagen, Mercedes, BMW, Audi : tous perdent du terrain face à des marques asiatiques agressives qui n’hésitent pas à casser les prix pour gagner des volumes. Le risque d’une domination chinoise du marché électrique européen se concrétise déjà en Norvège.

    Un marché automobile dynamique malgré le 100% électrique

    La Norvège démontre brillamment qu’une transition rapide vers l’électrique n’étouffe pas le marché automobile. Avec 179 549 véhicules neufs immatriculés en 2025, le pays établit un nouveau record. Loin de s’effondrer, le marché reste dynamique et attractif pour les constructeurs qui y voient un laboratoire grandeur nature.

    Ce résultat contredit les arguments des opposants à l’électrification qui prédisent systématiquement une chute des ventes automobiles. La Norvège prouve que si les conditions fiscales, les infrastructures de recharge et l’offre de véhicules sont réunies, les consommateurs basculent massivement vers l’électrique sans ralentir leurs achats.

    La densité du réseau de recharge norvégien joue un rôle crucial. Avec plus de 25 000 points de charge publics pour 5,5 millions d’habitants, le pays affiche une couverture exceptionnelle. Les Norvégiens rechargent aussi massivement à domicile puisque 85% de la population habite en maison individuelle avec garage. Cette combinaison recharge publique + recharge domestique élimine l’angoisse de l’autonomie.

    Des leçons applicables au reste de l’Europe ?

    Le modèle norvégien fascine et inspire mais sa transposition directe ailleurs en Europe pose question. Plusieurs spécificités norvégiennes facilitent cette transition rapide. D’abord, l’électricité y est abondante, bon marché et 98% renouvelable grâce aux barrages hydroélectriques. Recharger une voiture coûte dérisoire comparé aux pays dépendants des centrales fossiles.

    Ensuite, la richesse nationale permise par les exportations pétrolières finance généreusement les infrastructures et les incitations fiscales. Le fonds souverain norvégien, l’un des plus gros au monde, garantit la pérennité de ces politiques publiques ambitieuses. Peu de pays européens disposent de telles marges de manœuvre budgétaires.

    Enfin, la petite taille du territoire et la faible population concentrée sur la côte sud limitent les besoins en infrastructures de recharge. Couvrir 5,5 millions d’habitants groupés sur quelques régions côtières demande beaucoup moins d’investissements que mailler un pays comme la France ou l’Allemagne avec leurs 67 et 84 millions d’habitants dispersés.

    Néanmoins, certains enseignements norvégiens restent applicables. Des objectifs clairs à long terme rassurent constructeurs et consommateurs qui peuvent planifier leurs investissements. Une politique fiscale cohérente et stable évite les hésitations qui paralysent les marchés. Et un soutien appuyé au déploiement des bornes de recharge accélère l’adoption de l’électrique.

    Le paradoxe pétrolier assumé

    La Norvège vit un paradoxe qu’elle assume pleinement. Premier exportateur d’hydrocarbures d’Europe occidentale, elle finance sa transition électrique intérieure grâce aux revenus du pétrole et du gaz vendus aux voisins. Cette situation inconfortable fait régulièrement l’objet de critiques de la part d’ONG environnementales.

    Le gouvernement norvégien rétorque que tant que l’Europe consomme des hydrocarbures, autant qu’ils proviennent de Norvège plutôt que de régimes autoritaires. Et que les revenus générés servent justement à décarboner rapidement le pays. Un argument qui convainc une majorité de Norvégiens mais laisse sceptiques les écologistes radicaux.

    Cette électrification du marché intérieur ne représente qu’une fraction des émissions évitées comparées aux hydrocarbures norvégiens brûlés dans le reste de l’Europe. Le transport routier pèse environ 25% des émissions nationales. Même en le décarbonant totalement, la Norvège n’efface qu’une petite partie de son empreinte carbone globale si on comptabilise les exportations pétrolières.

    Quoi qu’il en soit, la Norvège continuera de servir de référence mondiale pour la transition électrique automobile. Son avance de plusieurs années sur tous les autres pays en fait un laboratoire précieux dont les enseignements nourriront les stratégies des gouvernements et constructeurs européens. Le chemin vers le 100% électrique passe désormais obligatoirement par Oslo.

    Ce qui change pour l’automobile et les transports en France en 2026

    Contrôle technique renforcé, nouvelles plaques roses et hausse du Navigo en France 2026
    Contrôle technique renforcé, nouvelles plaques roses et hausse du Navigo en France 2026

    Contrôle technique renforcé pour les airbags Takata, nouvelles plaques roses et hausse du Navigo en Île-de-France

    L’année 2026 apporte son lot de nouveautés réglementaires qui impacteront le quotidien des automobilistes et usagers des transports en commun français. Entre renforcement des contrôles techniques, nouvelles plaques d’immatriculation et augmentation des tarifs du Navigo, voici ce qui change concrètement dès le 1er janvier.

    Contrôle technique : la chasse aux airbags Takata défectueux

    Le contrôle technique se durcit avec l’ajout d’une vérification obligatoire concernant les airbags Takata. Les contrôleurs devront désormais établir si le véhicule inspecté possède un airbag fabriqué par l’équipementier japonais Takata classé « stop drive ». Cette mention signifie que l’airbag présente un danger mortel et interdit formellement toute circulation.

    Si le contrôleur détecte la présence d’un airbag Takata défectueux, le propriétaire recevra une contre-visite obligatoire. Surtout, le véhicule perdra immédiatement son droit de circuler sur la voie publique tant que la réparation n’aura pas été effectuée. Une mesure radicale mais nécessaire au vu de la dangerosité avérée de ces équipements.

    Pour rappel, le scandale Takata constitue l’un des plus gros rappels de l’histoire automobile. Des dizaines de millions de véhicules dans le monde embarquent des airbags défectueux qui peuvent exploser violemment en projetant des éclats métalliques mortels. Plusieurs décès et centaines de blessés graves ont été recensés, poussant les autorités à durcir drastiquement les règles.

    Cette nouvelle obligation lors du contrôle technique vise à accélérer le remplacement des airbags dangereux qui circulent encore. Beaucoup de propriétaires ignorent que leur voiture contient un airbag Takata défectueux malgré les campagnes de rappel lancées par les constructeurs. Le contrôle technique devient ainsi un filet de sécurité supplémentaire pour détecter ces véhicules à risque.

    Les constructeurs concernés – Honda, Toyota, Nissan, Mazda, BMW, Mercedes et bien d’autres – devront gérer un afflux de demandes de remplacement. Certains redoutent des pénuries de pièces de rechange si des milliers de véhicules se retrouvent immobilisés simultanément suite aux contrôles techniques. Les propriétaires concernés devront s’armer de patience pour obtenir un rendez-vous de réparation gratuite en concession.

    Nouvelles plaques d’immatriculation roses

    Une nouvelle couleur fait son apparition sur les routes françaises : le rose. Ces plaques d’immatriculation spécifiques seront installées sur trois catégories de véhicules bien précises à partir de 2026.

    Première catégorie : les véhicules neufs avant leur immatriculation définitive. Quand un concessionnaire vend une voiture neuve, celle-ci circule quelques jours avec cette plaque rose temporaire le temps que l’immatriculation définitive soit établie par l’administration. Ce délai peut prendre une à deux semaines selon l’affluence.

    Deuxième catégorie : les véhicules immatriculés à l’étranger en attente d’une immatriculation française. Cette situation concerne notamment les personnes qui s’installent en France avec leur voiture étrangère ou les Français qui achètent un véhicule dans un autre pays européen. La plaque rose signalera clairement le statut transitoire du véhicule.

    Troisième catégorie : les véhicules des professionnels effectuant des essais sur route. Journalistes automobile, ingénieurs d’études, équipes de développement : tous ceux qui testent des véhicules en conditions réelles circuleront avec ces plaques roses. Cette identification facilitera le travail des forces de l’ordre qui pourront distinguer immédiatement un véhicule d’essai légitime d’un usager lambda.

    Cette nouvelle couleur s’ajoute aux plaques blanches classiques, vertes pour les taxis et VTC, et rouges pour les véhicules de transit temporaire. La multiplication des couleurs vise à améliorer l’identification visuelle rapide du statut de chaque véhicule par les autorités et les autres usagers de la route.

    Le Navigo augmente en Île-de-France

    Mauvaise nouvelle pour les millions d’usagers quotidiens des transports en commun franciliens. Île-de-France Mobilités annonce une hausse de 2,3% des forfaits Navigo à compter du 1er janvier 2026. Une augmentation modérée mais qui grignote le pouvoir d’achat des abonnés.

    Le passe Navigo mensuel grimpe de 88,80 euros à 90,80 euros. Soit deux euros supplémentaires par mois qui représentent 24 euros de plus sur l’année. Pour un salarié qui utilise quotidiennement métro, RER et bus, cette hausse pèse sur le budget transport même si l’employeur prend en charge 50% du coût comme le prévoit la loi.

    Cette augmentation fait suite à plusieurs années de hausses successives qui ont fait passer le Navigo de 75,20 euros en 2019 à 90,80 euros en 2026. Une progression de plus de 20% en sept ans qui dépasse largement l’inflation cumulée sur la période. Les usagers dénoncent régulièrement ces hausses tarifaires qui ne s’accompagnent pas toujours d’améliorations équivalentes du service.

    Le ticket à l’unité subit également une légère augmentation pour le métro, le train et le RER. Il passe de 2,50 euros à 2,55 euros. Ces cinq centimes supplémentaires concernent les usagers occasionnels qui n’ont pas d’abonnement mensuel. Un trajet simple coûtera donc désormais 2,55 euros, soit plus de 5 euros pour un aller-retour.

    Cette hausse du ticket unitaire vise aussi à inciter les usagers réguliers à souscrire un abonnement mensuel plutôt que d’acheter des tickets à l’unité. À partir de 36 trajets par mois, le forfait Navigo devient plus intéressant financièrement que l’achat de tickets individuels. Un calcul que beaucoup d’usagers font déjà pour optimiser leur budget transport.

    Les syndicats d’usagers et associations de défense des consommateurs protestent contre cette énième augmentation. Ils réclament un gel des tarifs tant que la qualité de service ne s’améliore pas significativement. Les retards chroniques, les pannes fréquentes et la saturation aux heures de pointe justifient selon eux une pause dans les hausses tarifaires.

    Île-de-France Mobilités justifie cette augmentation par la nécessité de financer les investissements colossaux dans le Grand Paris Express, les prolongements de lignes de métro et la modernisation du matériel roulant vieillissant. Ces projets structurants coûtent des milliards qui doivent être financés en partie par les usagers via leurs abonnements.

    Le contexte budgétaire tendu des collectivités territoriales franciliennes pèse aussi dans la balance. Les subventions publiques qui complètent les recettes tarifaires n’augmentent pas au même rythme que les coûts d’exploitation. Cette équation financière complexe explique les hausses régulières qui mécontentent les usagers mais semblent inévitables selon les gestionnaires.

    Ces trois changements majeurs – contrôle technique renforcé, plaques roses et hausse du Navigo – illustrent l’évolution constante du cadre réglementaire qui régit nos déplacements quotidiens. Entre sécurité routière accrue et financement des transports publics, l’année 2026 ne déroge pas à la règle des ajustements annuels qui rythment le secteur automobile et des transports en France.

    Dacia fête 20 ans en France et rafle la troisième place du podium des ventes

    Dacia Duster UK 2026
    Dacia Duster UK 2026

    Plus de 2 millions de véhicules vendus depuis 2005 – La Sandero reste la voiture préférée des particuliers pour la dixième année consécutive

    Vingt ans déjà. Introduite discrètement sur le marché français en 2005, Dacia s’impose aujourd’hui comme une marque incontournable qui bouscule tous les codes de l’industrie automobile. Avec 139 305 unités vendues en 2025 et une part de marché de 8,5% sur les véhicules particuliers, la marque roumaine du groupe Renault décroche la troisième marche du podium pour la quatrième année consécutive. Un succès écrasant qui dépasse toutes les prévisions initiales.

    Le cap symbolique des 2 millions de véhicules commercialisés en France a été franchi cette année. Un chiffre vertigineux pour une marque qui ne proposait à ses débuts qu’un seul modèle basique, la Logan berline, vendue à peine 7 500 euros. Cette success story française valide brillamment le pari du rapport qualité-prix imbattable dans un marché automobile où les prix s’envolent année après année.

    La Sandero, reine incontestée depuis dix ans

    La Sandero règne sans partage sur le marché des particuliers français. Pour la dixième année consécutive, cette citadine compacte se hisse en tête des ventes tous segments confondus auprès des clients individuels. Un exploit rarissime dans l’industrie automobile où les modes changent vite et les modèles se renouvellent constamment.

    Avec 64 399 immatriculations en 2025, la Sandero prouve que sa recette fonctionne toujours aussi bien. Cette citadine qui a connu des évolutions majeures cette année grimpe même à la troisième place du classement général tous canaux confondus, derrière uniquement des modèles vendus massivement aux flottes d’entreprises et loueurs.

    Dacia Sandero 2026
    Dacia Sandero 2026

    Le secret de ce succès durable ? Un positionnement prix agressif combiné à une montée en gamme progressive. La Sandero actuelle n’a plus rien à voir avec le modèle spartiate des débuts. Écran tactile, climatisation automatique, aides à la conduite, finitions améliorées : Dacia a su enrichir son offre sans faire exploser les tarifs. Le ticket d’entrée reste sous les 15 000 euros quand la concurrence dépasse allègrement les 20 000.

    Le Duster continue de dominer les SUV

    L’autre pilier commercial de Dacia, c’est évidemment le Duster. Renouvelé en 2024, ce SUV compact s’impose à nouveau comme le véhicule de ce type le plus vendu aux particuliers en France avec 36 704 unités écoulées. Un score impressionnant qui écrase littéralement tous ses concurrents directs du segment B-SUV.

    Le Duster incarne parfaitement la philosophie Dacia : offrir l’essentiel sans fioritures inutiles. Pas de gadgets technologiques superflus, pas de chromes tape-à-l’œil, juste un SUV robuste, spacieux et capable d’affronter les chemins défoncés grâce à sa garde au sol généreuse et ses protections de soubassement. Une formule qui séduit aussi bien les familles urbaines que les ruraux qui roulent sur des routes cabossées.

    Dacia Duster 2026
    Dacia Duster 2026

    La nouvelle génération a gagné en modernité et en confort tout en conservant des tarifs serrés. Avec un prix de départ autour de 20 000 euros, le Duster reste imbattable face aux Peugeot 2008, Renault Captur et autres Citroën C3 Aircross qui facturent facilement 25 000 euros en finition équivalente. Cette différence tarifaire de plusieurs milliers d’euros fait basculer de nombreux acheteurs vers la marque roumaine.

    Le Bigster débarque et cartonne immédiatement

    La nouveauté 2025, c’est l’arrivée du Bigster qui élargit la gamme Dacia sur le segment C. Ce grand SUV de 4,57 mètres vise les familles nombreuses et les amateurs d’espace qui trouvaient le Duster trop juste. Commercialisé depuis janvier, le Bigster a déjà séduit 16 283 acheteurs français qui l’ont immatriculé.

    Performance remarquable : le Bigster se positionne déjà comme le véhicule du segment C le plus vendu aux particuliers en France sur l’année 2025. Il devance ainsi tous ses concurrents sur ce segment pourtant très disputé où s’affrontent Peugeot 5008, Citroën C5 Aircross, Renault Austral et autres références établies.

    Dacia Bigster 2026
    Dacia Bigster 2026

    Ce succès immédiat repose sur la recette Dacia appliquée à plus grande échelle. Pour environ 25 000 euros en version de base, le Bigster offre un volume intérieur et un coffre généreux que les concurrents facturent 35 000 euros minimum. Cette différence abyssale de 10 000 euros rend le choix évident pour les familles qui privilégient la praticité et le rapport qualité-prix plutôt que le prestige de la marque.

    Plus de 75% des Bigster vendus adoptent la motorisation hybrid 155, témoignant de l’appétit des clients pour cette technologie qui réduit drastiquement la consommation en ville. Dacia a parfaitement anticipé cette demande en proposant l’hybride dès le lancement plutôt que de l’ajouter ultérieurement.

    Le Jogger complète le podium du segment C

    Commercialisé depuis 2021 et renouvelé en 2025, le Jogger occupe la troisième position des ventes du segment C auprès des particuliers avec 14 488 immatriculations. Ce monospace au format original – sept places dans un gabarit contenu – répond à un besoin spécifique des familles nombreuses qui refusent de payer le prix fort d’un grand SUV ou d’un monospace traditionnel.

    Le Jogger illustre la capacité de Dacia à identifier des niches négligées par la concurrence. Les constructeurs premium ont abandonné les monospaces compacts jugés peu rentables et pas assez sexy. Dacia récupère cette clientèle orpheline avec un véhicule pratique, spacieux et abordable. Un bon exemple de stratégie marketing qui consiste à occuper les espaces vides laissés par les autres.

    Une transition énergétique bien engagée

    Dacia accélère sa transition vers des motorisations moins polluantes tout en restant fidèle à son positionnement accessible. La marque règne en maître absolu sur le GPL en France avec 29% de ses ventes en bicarburation essence/GPL. Cette technologie simple et éprouvée permet de rouler propre en ville au GPL puis de basculer sur l’essence lors des longs trajets autoroutiers.

    L’hybridation progresse fortement avec 27% des ventes en 2025, soit 14 points de plus qu’en 2024. Dacia devient la troisième marque qui vend le plus de véhicules hybrides en France tous canaux confondus. Cette montée en puissance témoigne du succès des nouvelles motorisations hybrid 155 proposées sur Sandero, Duster et Bigster.

    La Spring électrique bondit de 46% avec 7 627 unités immatriculées, représentant 5,4% des ventes de la marque. Cette micro-citadine 100% électrique vendue autour de 20 000 euros après bonus constitue la porte d’entrée vers l’électrique la plus accessible du marché. Les nouvelles motorisations electric 70 et electric 100 lancées fin 2025 apparaîtront dans les concessions début 2026.

    Une stratégie qui reste gagnante vingt ans après

    Olivier Mornet, directeur général de Dacia France, résume parfaitement la philosophie de la marque : « Dacia continue d’offrir le meilleur rapport prix/prestations du marché en redéfinissant constamment les essentiels. » Cette recherche permanente de l’équilibre optimal entre prix, qualité et équipements explique le succès durable de la marque.

    La part de marché de 14,3% auprès des clients particuliers place Dacia en deuxième position sur ce segment crucial. Les particuliers représentent 79% des ventes de la marque, une proportion inhabituelle dans l’industrie où beaucoup de constructeurs dépendent fortement des flottes d’entreprises et des loueurs. Cette indépendance vis-à-vis des grands comptes renforce la solidité du modèle économique.

    Le programme 2026 s’annonce chargé avec la généralisation de la motorisation hybrid 155 sur l’ensemble de la gamme et l’arrivée d’une version hybrid-G 150 4×4 sur les véhicules tous-terrains. Dacia poursuit son développement et son électrification sans renier son ADN de marque accessible.

    Vingt ans après des débuts modestes avec une Logan basique, Dacia s’est hissée au niveau des grands constructeurs généralistes français. La troisième place du podium des ventes VP confirme que le rapport qualité-prix imbattable reste un argument commercial décisif dans un marché automobile français où le pouvoir d’achat constitue la préoccupation numéro un de la majorité des acheteurs. Une leçon que beaucoup de constructeurs premium feraient bien de méditer.

    BMW reprend officiellement une nouvelle marque premium !

    BMW Alpina 2026
    BMW Alpina 2026

    Transfert officiel des droits le 1er janvier 2026 – Nouveau logo inspiré des années 70 et stratégie haut de gamme renforcée

    BMW vient d’officialiser une opération majeure dans son portefeuille de marques. Le 1er janvier 2026 marque le transfert complet des droits de la marque Alpina qui devient désormais BMW ALPINA, une enseigne exclusive et autonome sous l’ombrelle du groupe bavarois. Une transformation profonde qui met fin à plus de cinquante ans de partenariat indépendant entre le préparateur de Buchloe et le constructeur munichois.

    Ce rachat acté, BMW assume pleinement la responsabilité colossale de gérer un héritage historique chargé d’émotions. Alpina incarne depuis les années 60 l’excellence technique allemande appliquée aux BMW, transformant des modèles déjà performants en machines d’exception alliant puissance maximale et confort de roulage supérieur. Cette signature unique devra perdurer sous la nouvelle bannière BMW ALPINA.

    Un nouveau logo qui regarde vers le passé

    Le groupe dévoile un nouveau wordmark (logo typographique) qui témoigne de cette volonté de continuité. Positionné au centre de la face arrière des véhicules, il souligne le caractère autonome de la nouvelle marque exclusive et sa personnalité indépendante au sein du groupe BMW. Ce choix d’emplacement diffère des badges BMW classiques situés sur le coffre, marquant visuellement la différence de statut.

    L’inspiration puise consciemment dans le logo asymétrique d’Alpina des années 70. Cette référence nostalgique rassure les fans historiques inquiets de voir BMW dénaturer l’ADN Alpina. Le design élégant et contemporain créé un pont entre histoire et futur, équilibre délicat que BMW devra maintenir dans tous les aspects de la nouvelle marque.

    Ce logo respire « la clarté, le calme et la confiance » selon les termes choisis par BMW. Trois mots soigneusement sélectionnés pour rassurer une clientèle fortunée qui apprécie justement Alpina pour sa discrétion, sa sobriété et sa fiabilité. Pas de bling-bling tapageur ni de surenchère visuelle, juste une élégance affirmée mais retenue.

    Performance maximale et confort supérieur

    BMW ALPINA conservera les éléments clés qui ont fait le succès de la marque pendant des décennies. L’équilibre unique entre performances maximales et confort de roulage supérieur reste au cœur de la proposition. Cette combinaison rare distingue Alpina des divisions M de BMW qui privilégient la sportivité pure au détriment parfois du confort.

    Les caractéristiques de conduite typiques Alpina perdureront également. Moteurs ultra-performants mais soignés dans leur délivrance de puissance, transmissions automatiques parfaitement étagées, suspensions capables d’absorber les pires revêtements tout en restant précises dans les virages : cette alchimie complexe constitue la signature Alpina que BMW promet de respecter scrupuleusement.

    Le portefeuille exclusif d’options sur mesure et de matériaux personnalisés accompagnera toujours l’offre. Chaque BMW ALPINA pourra se configurer selon les désirs spécifiques de son propriétaire. Cuirs rares, bois précieux, peintures exclusives, finitions spéciales : tout sera possible pour créer un véhicule unique qui reflète la personnalité de son acquéreur.

    Des normes de fabrication rigoureuses

    BMW ALPINA s’engage à maintenir des standards de production extrêmement élevés en matière de sélection des matériaux et de savoir-faire artisanal. Les véhicules devront satisfaire les attentes les plus exigeantes sur trois critères : visuel, acoustique et tactile. Rien ne sera laissé au hasard dans la quête de la perfection.

    Cette rigueur manufacturing va au-delà du simple assemblage. Chaque élément sera scruté, testé, validé pour garantir une qualité irréprochable. Les tolérances d’assemblage seront resserrées, les matériaux triés sur le volet, les finitions peaufinées à la main lorsque nécessaire. BMW transpose sur Alpina les méthodes de sa division Individual dédiée aux personnalisations ultra-haut de gamme.

    Les acheteurs pourront choisir parmi un portefeuille remarquable d’options bespoke (sur mesure). Ces possibilités de personnalisation garantissent que chaque BMW ALPINA possèdera son propre caractère reconnaissable. Aucun deux véhicules ne seront strictement identiques, renforçant l’exclusivité et la rareté que recherchent les clients fortunés.

    Des objets exclusifs pour connaisseurs

    BMW positionne clairement les futures BMW ALPINA comme des objets exclusifs destinés aux connaisseurs en quête d’extraordinaire. Cette clientèle ultra-exigeante refuse tout compromis sur les performances, le confort et l’individualité. Elle veut le meilleur de tous les mondes réunis dans un seul véhicule, ce qu’Alpina promettait déjà et que BMW ALPINA devra continuer d’offrir.

    Cette stratégie d’exclusivité se traduira probablement par des volumes de production volontairement limités. Produire moins mais mieux, facturer plus mais offrir davantage : la recette classique du luxe automobile que maîtrisent parfaitement les marques comme Ferrari, Lamborghini ou Rolls-Royce également membres du giron BMW.

    Les prix grimperont mécaniquement au-dessus des BMW M déjà onéreuses. Une Alpina B3 ou B5 coûtait déjà 20 à 30% plus cher que l’équivalent M3 ou M5. Cette prime de prix se justifiait par l’exclusivité, la personnalisation et le confort supérieur. BMW ALPINA devrait maintenir cet écart tarifaire pour préserver le positionnement distinctif de la marque.

    L’activation de marque comme priorité initiale

    BMW annonce que la priorité immédiate portera sur l’activation de la marque. Concrètement, cela signifie construire la notoriété et l’image de BMW ALPINA auprès du grand public et surtout auprès de la clientèle cible fortunée qui peut s’offrir ces véhicules d’exception.

    Cette phase d’activation passera par plusieurs leviers. Campagnes publicitaires haut de gamme dans les magazines lifestyle et automobile premium. Événements exclusifs réservés aux clients potentiels et existants. Présence renforcée dans les salons automobiles prestigieux. Partenariats avec des marques de luxe complémentaires. Storytelling autour de l’héritage Alpina et de sa renaissance sous l’égide BMW.

    Les concessions BMW recevront probablement des espaces dédiés BMW ALPINA, comme il existe déjà des corners BMW Individual dans les showrooms les plus importants. Ces zones séparées du flux classique permettront d’accueillir les clients ALPINA dans une ambiance exclusive adaptée à leur statut et à leurs attentes.

    Une responsabilité historique assumée

    BMW reconnaît explicitement la « responsabilité colossale » que représente la gestion de cet héritage chargé d’histoire. Alpina existe depuis 1965 et a construit pendant six décennies une réputation d’excellence technique inégalée. Décevoir cette clientèle fidèle et passionnée constituerait un désastre commercial et d’image pour BMW.

    Le groupe munichois devra donc naviguer entre respect du passé et adaptation au futur. Conserver l’ADN Alpina tout en l’intégrant dans les process et la stratégie globale de BMW représente un challenge complexe. Trop de changements brusques et les puristes crieront à la trahison. Trop de conservatisme et la marque risque de stagner face aux évolutions du marché.

    L’électrification constituera probablement le premier test majeur. Alpina a toujours privilégié les gros moteurs thermiques six ou huit cylindres longuement retravaillés. Transposer cette philosophie sur des motorisations électriques demandera créativité et audace. BMW dispose heureusement de l’expertise technique nécessaire grâce à ses modèles i4, i5, i7 et iX déjà au catalogue.

    Cette prise de contrôle totale d’Alpina marque un tournant stratégique pour BMW. Le groupe allemand renforce son portefeuille premium avec une marque positionnée au-dessus même de M. Cette hiérarchie à trois niveaux – BMW, BMW M, BMW ALPINA – permet de segmenter finement la clientèle fortunée et de maximiser les marges sur chaque segment. Une stratégie gagnante si l’exécution reste impeccable.

    DS N°7 : le patron dévoile le futur SUV français sur LinkedIn en vidéo IA

    DS N°7 2026
    DS N°7 2026

    Xavier Peugeot partage les premières images officielles camouflées – Lancement prévu en 2026 avec versions hybride et électrique

    Xavier Peugeot vient de gâter les fans de DS Automobiles pour le Nouvel An. Le patron de la marque premium française a publié sur LinkedIn une vidéo créée par intelligence artificielle montrant le futur DS N°7 sous différents angles. Ce SUV remplacera l’actuel DS 7 dans le courant de l’année 2026, marquant une nouvelle étape dans la montée en gamme de la marque aux sabres croisés.

    La vidéo présente le véhicule camouflé évoluant autour des installations du village olympique de Saint-Denis. Un choix de décor symbolique puisque DS s’affiche comme partenaire des Jeux de Paris. Cette mise en scène virtuelle générée par IA permet néanmoins de distinguer clairement les proportions et les lignes générales du SUV qui conservera une longueur proche de 4,65 mètres.

    Une filiation évidente avec la N°8

    Ces premières images confirment la fuite survenue le mois dernier qui dévoilait déjà partiellement le design. La parenté avec le SUV-coupé N°8 saute aux yeux. DS applique manifestement une cohérence stylistique forte sur sa gamme renouvelée, stratégie classique mais efficace pour renforcer l’identité visuelle de la marque.

    À l’avant, la ressemblance avec la N°8 atteint son paroxysme. Mêmes phares, même signature lumineuse, même calandre trapézoïdale illuminée : les deux modèles pourraient facilement se confondre vus de face. Cette uniformisation du regard avant crée un air de famille immédiatement reconnaissable, essentiel pour une marque premium qui cherche à s’imposer face aux allemandes.

    De profil, on retrouve les poignées de portes rétractables à l’avant typiques de DS ainsi que celles encastrées dans les montants arrière. Les surfaces vitrées généreuses apportent luminosité et impression d’espace à l’habitacle. Le SUV semble avoir bien grandi comparé au DS 7 actuel qui mesure 4,59 mètres. Ses dimensions s’approcheraient voire dépasseraient celles du nouveau Citroën C5 Aircross long de 4,65 mètres.

    Un vrai SUV, pas un coupé

    C’est à l’arrière que le N°7 se différencie le plus nettement de la N°8. Contrairement à cette dernière qui adopte une ligne de toit fuyante façon coupé, le N°7 affiche un hayon plus vertical et généreux. Cette configuration plus classique profite directement au volume de coffre et à l’accessibilité, deux critères essentiels pour les familles qui constituent la clientèle cible de ce type de véhicule.

    Le toit tombe tout de même légèrement pour dynamiser la silhouette, mais sans atteindre le profil très plongeant de la N°8. DS cherche manifestement à séduire une clientèle différente avec ces deux SUV : la N°8 vise les couples sans enfants ou les quinquas qui privilégient le style, tandis que le N°7 cible les familles qui ont besoin de praticité.

    On distingue malgré le camouflage les feux arrière repris à la N°8. Thierry Metroz, responsable du design chez DS, avait clairement annoncé lors de la présentation de la N°8 que cette signature lumineuse se retrouverait progressivement sur toute la gamme. Le N°7 confirme cette stratégie d’homogénéisation esthétique.

    Plateforme STLA Medium et multi-énergies

    Techniquement, le DS N°7 reposera sur la plateforme STLA Medium utilisée également par la N°8 et le Peugeot 3008. Cette base modulaire permet de proposer différentes motorisations sur une même architecture, offrant ainsi une flexibilité commerciale maximale.

    Contrairement à la N°8 proposée uniquement en électrique, le N°7 devrait décliner plusieurs types de motorisations. On s’attend à retrouver le bloc hybride mild-hybrid de 145 chevaux en entrée de gamme. Les versions hybrides rechargeables développeraient 195 ou 225 chevaux, voire plus selon les évolutions techniques d’ici le lancement.

    Côté 100% électrique, trois variantes devraient reprendre les motorisations de la N°8 : 260, 280 et 375 chevaux en traction ou transmission intégrale selon les versions. Les batteries de 74 et 97,2 kWh offriront des autonomies allant de 500 à plus de 700 kilomètres selon les cycles WLTP et les motorisations choisies.

    Cette stratégie multi-énergies permet à DS de ratisser large et de toucher différents profils d’acheteurs. Les clients qui roulent beaucoup privilégieront l’hybride rechargeable pour concilier électrique en ville et thermique sur route. Ceux qui disposent d’une borne à domicile opteront pour le 100% électrique. Et les budgets serrés se rabattront sur le mild-hybrid.

    L’intérieur reste mystérieux

    Xavier Peugeot n’a pas dévoilé l’habitacle du N°7 dans sa vidéo. Une interrogation subsiste : reprendra-t-il la planche de bord de la N°8 ainsi que son volant à quatre branches caractéristique ? La réponse semble évidente compte tenu de la stratégie d’homogénéisation observée sur l’extérieur. Mais il faudra patienter pour en avoir la certitude officielle.

    Si DS suit sa logique, on devrait retrouver l’écran central de grande taille, le combiné d’instrumentation numérique et les commandes tactiles qui équipent déjà la N°8. Les matériaux premium – cuir Nappa, alcantara, bois véritable – caractéristiques de DS devraient également garnir généreusement l’habitacle pour justifier le positionnement tarifaire élevé.

    La question de l’espace arrière et du volume de coffre reste également en suspens. Le hayon plus vertical laisse présager un volume de chargement généreux, probablement supérieur aux 555 litres du DS 7 actuel. L’empattement allongé pourrait aussi profiter à l’espace aux jambes des passagers arrière, point faible de nombreux SUV-coupés qui sacrifient l’habitabilité sur l’autel du style.

    Lancement confirmé pour 2026

    Aucune date de présentation précise n’a été communiquée par Xavier Peugeot. Une petite déception pour les impatients qui auraient aimé pouvoir cocher une date dans leur agenda. Néanmoins, le fait que le patron de DS ait tenu à dévoiler ces images dès le 1er janvier confirme que le lancement est bien prévu dans le courant de l’année 2026.

    Les salons automobiles du printemps constituent des fenêtres de tir logiques. Le Salon de Genève en mars ou le Mondial de l’Auto de Paris en octobre pourraient accueillir la présentation officielle. DS aime les événements prestigieux qui correspondent à son positionnement premium et attirent une clientèle aisée.

    Les premières livraisons interviendraient probablement en fin d’année 2026 ou début 2027. Ce planning permettrait à DS de profiter du cycle de renouvellement du DS 7 actuel dont les ventes commencent à faiblir après plusieurs années de commercialisation. Attaquer 2027 avec un produit neuf maximiserait l’impact commercial.

    DS face aux allemandes sur leur terrain

    Le DS N°7 jouera un rôle crucial dans la stratégie de montée en gamme de la marque française. Ce SUV premium doit affronter frontalement les BMW X3, Audi Q5 et Mercedes GLC qui dominent actuellement ce segment très lucratif. Un challenge colossal pour une marque qui peine encore à s’imposer face aux références allemandes.

    Le positionnement tarifaire sera déterminant. Trop cher et personne ne suivra, les clients préférant la sécurité d’une marque allemande établie. Pas assez cher et DS risque de dévaloriser son image premium chèrement acquise. Trouver le point d’équilibre entre attractivité commerciale et crédibilité haut de gamme constituera l’équation la plus difficile à résoudre.

    La qualité perçue devra également atteindre des sommets. Les clients qui déboursent 50 000 euros ou plus pour un SUV premium ne pardonnent aucun défaut d’assemblage, aucun plastique cheap, aucun équipement manquant. DS a fait d’énormes progrès ces dernières années mais doit encore prouver qu’elle peut rivaliser avec les standards allemands.

    Le succès du DS N°7 conditionnera en grande partie l’avenir de la marque. Un échec commercial remettrait en question toute la stratégie premium de Stellantis qui a déjà investi des sommes colossales dans la transformation de DS. La pression repose donc sur les épaules de ce SUV qui doit impérativement cartonner pour valider la pertinence du projet DS.

    Stellantis écrase le marché français 2025 avec 28% de parts et le leadership de l’hybride

    Résultats commerciaux Stellantis 2025
    Résultats commerciaux Stellantis 2025

    Peugeot numéro 1 des ventes hybrides, Citroën progresse, Leapmotor passe les 3 500 ventes – Le groupe domine aussi l’électrique et les utilitaires

    Stellantis termine l’année 2025 en position de force absolue sur le marché automobile français. Le géant issu de la fusion PSA-FCA occupe la première place des ventes VP+VUL (véhicules particuliers et utilitaires légers) avec une part de marché cumulée de 28%. Un score écrasant qui lui permet de distancer largement ses concurrents et confirme sa domination historique sur l’Hexagone.

    Xavier Duchemin, directeur de Stellantis France, ne cache pas sa satisfaction : « Les résultats 2025 confirment la force de notre stratégie multi-énergies et la pertinence de notre offre pour répondre aux attentes des clients français. » Cette stratégie payante repose sur un portefeuille de marques complémentaires – Peugeot, Citroën, Fiat, Alfa Romeo, Jeep – qui couvrent tous les segments et toutes les motorisations.

    Peugeot champion français de l’hybride

    La performance la plus marquante concerne l’hybride où Stellantis prend le leadership avec 28,1% de part de marché et des volumes en hausse de plus de 66%. Cette explosion s’explique par le succès commercial des versions hybrides rechargeables et mild-hybrid proposées sur quasiment toute la gamme.

    Peugeot tire particulièrement son épingle du jeu en devenant numéro 1 des ventes hybrides en France avec près de 17% de part de marché en VP+VUL. Les 2008, 3008 et 5008 hybrides trustent les premières places de leurs segments respectifs. Cette offensive hybride permet à Peugeot de progresser de 0,1 point de part de marché globale par rapport à 2024, une performance remarquable dans un marché français stagnant.

    Trois modèles Peugeot figurent dans le top 10 des ventes VP tous canaux : la 208, le 2008 et le 3008. Cette présence massive dans les meilleures ventes témoigne de la pertinence de la gamme qui répond aussi bien aux besoins des particuliers que des professionnels. Le positionnement prix-équipement de ces trois piliers commerciaux fait mouche auprès d’une clientèle française qui cherche du rapport qualité-prix.

    Citroën progresse et gagne des places

    Citroën maintient sa troisième place du marché VP+VUL tous canaux avec 8% de part de marché, en progression de 0,2 point par rapport à 2024. Mieux encore, la marque aux chevrons gagne deux rangs au classement des marques les plus vendues en France sur le marché VP où elle occupe désormais la quatrième position avec 7,1% de parts.

    Cette performance s’appuie largement sur le succès de la C3 qui se hisse en quatrième position du marché global, confirmant son statut de pilier incontournable de la gamme. La nouvelle génération lancée récemment séduit par son design moderne, son rapport qualité-prix agressif et ses motorisations variées incluant une version 100% électrique à moins de 25 000 euros.

    Les SUV Citroën progressent également dans leurs segments respectifs. Le C3 Aircross gagne trois places tandis que le C5 Aircross bondit de six rangs. Cette montée en puissance des SUV reflète l’engouement général du marché pour ces silhouettes surélevées qui cannibalise progressivement les berlines et breaks traditionnels.

    Sur le segment VUL, Citroën conserve sa troisième place avec 12% de part de marché. Un score solide qui repose sur le succès du Berlingo et du Jumpy auprès des artisans et PME françaises qui apprécient la robustesse et le prix contenu de ces utilitaires.

    Alfa Romeo bondit de 42%

    Alfa Romeo enregistre la plus forte progression du portefeuille Stellantis avec une hausse remarquable de 41,8% sur l’année 2025. La marque italienne atteint près de 0,4% de part de marché VP, confirmant l’attractivité croissante de son offre auprès des clients français.

    Cette croissance spectaculaire s’explique par le succès du Tonale, SUV compact qui séduit une clientèle premium cherchant une alternative italienne aux allemandes. Le Junior lancé récemment complète la gamme sur le segment B-SUV avec un positionnement prix plus accessible. Ces deux modèles permettent à Alfa Romeo de toucher enfin des volumes significatifs après des décennies de confidentialité commerciale.

    Cependant, gardons la mesure : 0,4% de parts représente environ 7 000 véhicules vendus sur l’année. C’est mieux que les 5 000 de 2024 mais on reste très loin des ambitions historiques d’Alfa Romeo. Le chemin reste long avant de retrouver les niveaux de vente des années 90 où la marque dépassait les 15 000 unités annuelles en France.

    Leapmotor démarre doucement

    La marque chinoise Leapmotor, dont Stellantis commercialise les modèles en Europe via un partenariat, enregistre 3 561 immatriculations en France sur l’année 2025. Un démarrage timide mais encourageant pour cette nouvelle venue totalement inconnue du grand public français.

    L’essentiel des ventes (86%) concerne la gamme 100% électrique, avec la citadine T03 en tête suivie des SUV C10 et B10. Ces véhicules électriques chinois proposent des tarifs agressifs qui leur permettent de capter une clientèle cherchant l’électrique au meilleur prix sans se ruiner.

    La part de marché de 0,8% sur le segment électrique reste modeste mais confirme qu’il existe un appétit pour ces voitures chinoises abordables. Stellantis parie sur une montée en puissance progressive de Leapmotor grâce à l’élargissement de la gamme et au développement du réseau de distribution. Objectif non avoué : contrer MG et BYD sur leur propre terrain du rapport qualité-prix imbattable.

    Domination totale sur les utilitaires

    Stellantis Pro One, division dédiée aux véhicules utilitaires légers, maintient son leadership écrasant avec 38,2% de part de marché en 2025. Ce score phénoménal dans un marché VUL en recul de 5,6% témoigne de la force commerciale du groupe auprès des professionnels.

    Cette domination repose sur un portefeuille complet : Citroën Berlingo et Jumpy, Peugeot Partner et Expert, Fiat Ducato et Scudo, Opel Combo et Vivaro. Cette redondance apparente permet en réalité de toucher différentes clientèles selon leurs affinités de marque et de proposer des offres promotionnelles différenciées.

    Stellantis conserve aussi sa position de numéro un sur les motorisations 100% électriques en VUL avec près de 41% de part de marché. Les e-Berlingo, e-Partner, e-Expert et autres utilitaires électriques profitent des aides gouvernementales généreuses qui rendent leur coût total de possession compétitif face au diesel.

    Fiat se distingue particulièrement avec une progression de 4,7% et une part de marché de 5,7% sur le segment VUL. Cette performance repose largement sur les excellents résultats du Ducato, fourgon de référence apprécié des artisans qui permet à Fiat de se hisser dans le top 5 du marché VUL français.

    L’électrique toujours en tête malgré le ralentissement

    Stellantis maintient son leadership sur le marché français des immatriculations 100% électriques en VP+VUL avec 25,7% de part de marché. Un score impressionnant obtenu grâce à une offre pléthorique de plus de quarante modèles électriques répartis sur toutes les marques du groupe.

    Les Citroën ë-C3 et Peugeot E-208 figurent parmi les cinq véhicules électriques les plus vendus en France. Ces deux modèles profitent de leur positionnement tarifaire accessible sous les 30 000 euros et de leur éligibilité aux différentes aides à l’achat qui font chuter le prix final.

    Le Fiat Topolino enregistre même un record d’immatriculations avec plus de 6 000 unités sur l’année. Cette micro-citadine électrique sans permis cartonne auprès des jeunes conducteurs et des urbains cherchant un véhicule pratique pour la ville. Son prix contenu et son look sympathique en font un objet roulant attachant qui dépasse le simple statut de voiture.

    Cette domination de l’électrique permet à Stellantis de capitaliser sur la transition énergétique forcée du marché automobile européen. Alors que certains constructeurs peinent à écouler leurs modèles électriques faute de demande suffisante, le groupe français bénéficie d’une gamme mature et attractive qui trouve son public.

    Une stratégie multi-énergies gagnante

    Le succès de Stellantis en 2025 valide sa stratégie de proposer tous les types de motorisations selon les besoins clients. Essence, diesel, hybride léger, hybride rechargeable, 100% électrique : chaque gamme décline toutes les options pour couvrir tous les cas d’usage.

    Cette approche pragmatique contraste avec les constructeurs qui ont fait le choix du tout électrique comme Renault ou ceux qui restent accrochés au thermique comme certaines marques japonaises. Stellantis surfe sur toutes les vagues simultanément, ce qui lui permet de capter tous les segments de clientèle quelles que soient leurs préférences énergétiques.

    Les résultats 2025 confirment la pertinence de cette stratégie flexible dans un marché automobile français encore hésitant sur la direction à prendre. La domination de Stellantis sur l’Hexagone semble partie pour durer tant que le groupe maintiendra cette offre complète et ces prix agressifs qui font mouche auprès des particuliers comme des professionnels.

    Centre de montage pneumatique : combien ça rapporte vraiment (et quel équipement choisir au départ)

    Centre de montage pneumatique
    Centre de montage pneumatique

    Ouvrir un centre de montage pneumatique, ou ajouter cette activité à un garage existant, est souvent perçu comme un investissement relativement « sûr ». La demande est stable, car les pneus restent un besoin incontournable : usure, crevaisons, saisonnalité, changements réglementaires, et recherche d’un service rapide. Pourtant, la question essentielle n’est pas seulement « est-ce que ça marche ? », mais plutôt « dans quelles conditions c’est réellement rentable ».

    La rentabilité dépend de plusieurs facteurs simples : le volume de pneus traité, le panier moyen, et la capacité à travailler vite et proprement sans subir la fatigue ou les complications techniques. Avant de choisir du matériel, il est donc utile de comprendre ce qui crée de la marge, ce qui fait perdre du temps, et comment éviter les erreurs d’investissement au départ.

    1) Ce qui fait réellement la rentabilité d’un centre pneus

    Un centre de montage pneumatique peut générer une activité régulière, mais les marges varient fortement selon l’organisation et le type de prestations. Contrairement à ce que beaucoup imaginent, ce n’est pas uniquement le prix de vente du pneu ou le tarif du montage qui fait la différence. C’est surtout la capacité à enchaîner les opérations avec constance, tout en limitant les reprises et les retours.

    Trois éléments déterminent la rentabilité :

    Le premier est le volume. Plus le nombre de pneus traités est élevé, plus l’amortissement du matériel est rapide. Cela paraît évident, mais la notion importante est la régularité : un volume moyen mais stable peut être plus rentable qu’un volume fort mais irrégulier, car il permet d’organiser le planning et la charge de travail.

    Le deuxième élément est le panier moyen. Un centre pneus ne se limite pas au montage : équilibrage, valves, réparation, packs saisonniers, contrôle visuel, et parfois des services complémentaires (freinage, géométrie, remplacement de consommables). Le panier moyen peut donc fortement évoluer selon la stratégie.

    Enfin, le troisième élément est la vitesse de travail. Si chaque intervention prend trop de temps, la rentabilité baisse. Or, la vitesse dépend directement du matériel, des pneus rencontrés, de l’organisation, et du confort d’utilisation.

    2) Combien ça peut rapporter : une logique simple (sans promesses irréalistes)

    Il est tentant de chercher un chiffre « moyen » de rentabilité, mais ce serait trompeur. La bonne façon de raisonner est de partir de la logique suivante : le chiffre d’affaires dépend du nombre de montages réalisés, multiplié par le panier moyen, puis diminué des charges et du temps passé.

    Par exemple, un atelier qui réalise un nombre raisonnable d’opérations par jour, avec un panier moyen correctement construit, peut atteindre un niveau de rentabilité très satisfaisant. À l’inverse, si le matériel oblige à forcer, ralentit les opérations, ou génère des erreurs et reprises, la marge disparaît rapidement.

    Une autre erreur fréquente est d’oublier que certains pneus « coûtent » plus cher en temps. Les pneus taille basse, les flancs raides ou certaines jantes fragiles imposent un montage plus délicat. Si le centre pneus reçoit souvent ce type de véhicules, le matériel doit suivre, sinon la vitesse s’effondre.

    En clair : le chiffre d’affaires augmente quand le centre peut travailler de façon fluide, et la rentabilité augmente quand il peut faire ce volume sans se détruire physiquement ni perdre du temps en complications.

    3) Pourquoi l’équipement change tout (plus que le prix d’achat)

    Dans un centre pneus, le matériel n’est pas seulement un « outil ». C’est un facteur direct de productivité. Une bonne machine permet d’enchaîner les interventions, d’éviter les mauvaises surprises, et d’offrir un résultat plus constant.

    La première différence est la fatigue. Quand une machine est trop basique, certains pneus nécessitent des manipulations répétées, des gestes plus physiques et parfois des tentatives multiples. À la fin d’une journée, la fatigue ralentit le rythme et augmente le risque d’erreur.

    La seconde différence est la perte de temps. Un centre pneus rentable n’est pas celui qui vend le plus cher, mais celui qui travaille avec une cadence stable. Une machine plus confortable, plus rigide et mieux équipée peut faire gagner plusieurs minutes sur chaque opération. Sur une semaine, cela devient considérable.

    La troisième différence est la qualité. Si un équilibrage est approximatif, le client revient. Si une jante est marquée, il y a un litige. Si un pneu est abîmé, c’est une perte. Un équipement plus fiable réduit ces situations.

    Enfin, l’équipement influe sur l’image du centre. Un atelier organisé, équipé, et qui travaille proprement inspire plus confiance. Et la confiance se transforme souvent en fidélité.

    4) Le minimum indispensable pour démarrer correctement

    Pour démarrer dans de bonnes conditions, un centre pneus a besoin d’une base technique cohérente. Le cœur du dispositif repose sur deux machines : la machine à pneus et l’équilibreuse. La machine à pneus doit être adaptée au volume et aux pneus rencontrés. Une machine trop limitée peut suffire sur des pneus classiques, mais devient pénible dès qu’un pneu est plus difficile.

    L’équilibreuse doit être fiable et précise. Un équilibrage propre évite les vibrations et les retours. Là encore, ce n’est pas seulement une question de « faire tourner la roue ». C’est une question de régularité et de confort pour l’opérateur.

    Ensuite, il faut prévoir une solution de levage. Même si le cœur de l’activité est le pneu, travailler à hauteur change le confort, la sécurité et la vitesse. Le levage évite de perdre du temps et rend les opérations plus fluides.

    Enfin, il ne faut pas négliger les accessoires et consommables. Valves, masses, lubrifiants, protections de jantes, adaptateurs et outillage complémentaire : ce sont des détails, mais ce sont eux qui évitent d’être bloqué sur une intervention.

    5) Pack ou achat séparé : ce que choisissent beaucoup de garages

    Lorsqu’un garage s’équipe, deux approches existent : acheter les machines séparément ou partir sur un ensemble déjà pensé. Dans les faits, beaucoup de garages préfèrent un pack car cela limite les erreurs d’achat et permet de gagner du temps.

    L’intérêt d’un pack est la cohérence. Plutôt que de mélanger des niveaux de gamme différents, on part sur un ensemble équilibré. Cela permet aussi d’éviter les oublis d’accessoires et d’avoir une logique claire dès le départ.

    Pour un centre pneus qui démarre, l’objectif n’est pas de posséder « le plus gros matériel », mais d’avoir un niveau adapté au volume et aux pneus rencontrés, avec une organisation qui permet de travailler sans subir les contraintes techniques.

    Dans cette logique, les packs sont souvent utilisés comme base, puis l’atelier complète progressivement en fonction des besoins : adaptateurs spécifiques, accessoires supplémentaires, ou équipements complémentaires.

    6) Les erreurs classiques qui font baisser la rentabilité

    La première erreur est de choisir un matériel trop limité, puis de « faire avec ». Dans un centre pneus, faire avec signifie souvent perdre du temps à chaque intervention. Et ce temps perdu devient un coût invisible qui détruit la rentabilité.

    La deuxième erreur est de sous-estimer les pneus difficiles. Aujourd’hui, beaucoup de véhicules sortent avec des pneus plus raides ou des tailles basses. Si le matériel n’est pas adapté, chaque montage devient plus compliqué, et l’opérateur finit par ralentir ou se blesser.

    La troisième erreur est de ne pas anticiper l’organisation. Un centre pneus efficace, ce n’est pas seulement des machines : c’est un poste de travail propre, un rangement clair, des consommables accessibles, et une logique de flux. Une bonne organisation fait gagner du temps sans investissement lourd.

    Enfin, une erreur fréquente est de ne pas intégrer un minimum de services complémentaires. Sans forcément devenir un centre auto complet, proposer réparation, valves, équilibrage sérieux, et contrôle rapide augmente le panier moyen et rend l’activité plus stable.

    Conclusion

    Un centre de montage pneumatique peut être rentable, mais la rentabilité dépend moins des « promesses » que d’une logique simple : volume, panier moyen et productivité. Le bon équipement au départ sécurise la cadence, réduit la fatigue, et limite les erreurs. C’est ce qui permet de construire une activité régulière, avec un service propre et une organisation durable.

    Lancia accueille la flamme olympique dans l’usine de Melfi qui produira la nouvelle Gamma

    Lancia accueille la flamme olympique dans l'usine de Melfi qui produira la nouvelle Gamma
    Lancia accueille la flamme olympique dans l'usine de Melfi qui produira la nouvelle Gamma

    La championne Stefania Belmondo transmet la flamme aux employés – L’usine italienne deviendra en 2026 le berceau de la berline électrique Lancia

    La flamme olympique de Milano Cortina 2026 a fait escale hier dans l’usine Stellantis de Melfi, au sud de l’Italie. Un arrêt hautement symbolique puisque ce site deviendra en 2026 le centre de production de la nouvelle Lancia Gamma, berline électrique qui marquera le retour de la production automobile Lancia en Italie après des années d’absence. Roberta Zerbi, patronne de la marque au flabellum, a accueilli cette flamme aux côtés de Luigi Barbieri, directeur de l’usine, et Francesco Ciancia, responsable de la production chez Stellantis.

    La présence de Stefania Belmondo a ajouté une dimension émotionnelle à l’événement. Cette ancienne fondeuse italienne incarne la légende du sport olympique avec un palmarès époustouflant : 10 médailles olympiques, 13 titres mondiaux et 23 victoires en Coupe du Monde. Deuxième femme la plus médaillée de l’histoire olympique italienne, elle reste l’athlète italienne la plus titrée du circuit mondial. Son témoignage face aux employés de Melfi a visiblement marqué les esprits.

    Lancia partenaire officiel du voyage de la flamme

    Lancia s’affiche comme partenaire officiel du voyage de la flamme olympique à travers l’Italie. Partie de Rome le 6 décembre, cette flamme traverse plus de 300 communes italiennes avant d’atteindre Milan et Cortina d’Ampezzo pour les Jeux Olympiques et Paralympiques d’hiver en février 2026. Lancia accompagne le convoi olympique avec sa nouvelle Ypsilon, symbole d’élégance et d’innovation selon le discours marketing de la marque.

    Cette association entre Lancia et l’olympisme ne relève pas du hasard. Les deux partagent des valeurs communes de tradition, d’excellence et de dépassement de soi. La marque italienne cherche manifestement à capitaliser sur l’aura des Jeux pour redorer son image ternie par des années difficiles. Sponsoriser la flamme olympique offre une visibilité maximale et une dimension patriotique bienvenue pour une marque qui veut reconquérir le cœur des Italiens.

    Melfi, futur berceau de la Gamma électrique

    L’arrêt de la flamme à Melfi revêt une signification particulière pour Lancia. Cette usine située en Basilicate deviendra en 2026 le site de production de la nouvelle Gamma, berline haut de gamme qui doit relancer la marque sur le segment premium. Après des décennies où Lancia produisait essentiellement la petite Ypsilon assemblée en Pologne, le retour de la production en Italie constitue un événement majeur.

    La Gamma représente un pari crucial pour Lancia. Cette berline 100% électrique vise à concurrencer les BMW Série 3, Audi A4 et Mercedes Classe C sur leurs terres. Un challenge colossal pour une marque qui a quasiment disparu des radars depuis quinze ans. La production à Melfi permet à Lancia de jouer la carte du « made in Italy » face aux allemandes, argument commercial potentiellement payant auprès d’une clientèle italienne patriote.

    L’usine de Melfi emploie plusieurs milliers de personnes et produit déjà divers modèles du groupe Stellantis. L’attribution de la Gamma renforce son importance stratégique et sécurise des emplois locaux. Dans une région économiquement fragile comme la Basilicate, cette nouvelle production constitue une bouffée d’oxygène bienvenue. Les syndicats se réjouissent logiquement de cette décision qui valorise le savoir-faire italien.

    Des employés porteurs de flamme

    La cérémonie à Melfi a permis à certains employés de porter eux-mêmes la flamme olympique à l’intérieur du site de production. Un honneur rare qui a créé une émotion palpable parmi les salariés et leurs familles invités pour l’occasion. Ces moments de partage renforcent le sentiment d’appartenance et la fierté de travailler sur un projet aussi symbolique que la future Gamma.

    Des animations et activités ont été organisées pour les présents, transformant l’arrêt de la flamme en véritable fête d’entreprise. Stellantis sait qu’impliquer émotionnellement les employés améliore leur engagement et leur productivité. Faire participer les familles étend ce cercle vertueux au-delà des murs de l’usine.

    Roberta Zerbi a souligné cette dimension collective : « Accueillir la flamme olympique à Melfi unit deux mondes partageant les mêmes valeurs : le travail d’équipe, l’engagement quotidien et la vision long terme. C’est ici que prend forme l’avenir de Lancia, avec le retour de la production en Italie et un projet industriel tourné vers 2026 avec fierté et responsabilité. »

    Stellantis mobilise 3000 véhicules pour les JO

    En tant que partenaire automobile premium de Milano Cortina 2026, Stellantis déploie les grands moyens. Les marques italiennes du groupe – Lancia, Alfa Romeo, Fiat, Fiat Professional, Abarth et Maserati – mettront à disposition environ 3000 véhicules pour transporter athlètes, bénévoles, staff et fédérations pendant toute la durée des Jeux.

    Plus de la moitié de cette flotte sera électrifiée, reflétant la transition énergétique du groupe. Cette électrification massive des véhicules olympiques offre une vitrine technologique idéale pour Stellantis. Montrer que ses voitures électriques peuvent assurer un événement de cette ampleur par tous les temps démontrera leur fiabilité au grand public.

    Ce partenariat olympique représente un investissement colossal mais potentiellement très rentable en termes d’image. Les Jeux d’hiver à domicile constituent une opportunité unique de rayonnement pour les marques italiennes de Stellantis. L’exposition médiatique mondiale pendant deux semaines vaut des millions en publicité traditionnelle.

    Cette stratégie de communication autour de la flamme olympique et des Jeux s’inscrit dans le plan de renaissance de Lancia orchestré par Stellantis. Après avoir failli disparaître complètement, la marque au flabellum tente un retour ambitieux avec trois nouveaux modèles électriques d’ici 2028. La Gamma de Melfi jouera un rôle central dans ce comeback espéré. Rendez-vous en 2026 pour vérifier si les belles intentions se transforment en succès commercial.

    La Golf GTI fête ses 50 ans avec une édition spéciale de 325 chevaux

    Volkswagen Golf GTI 2026
    Volkswagen Golf GTI 2026

    Cinquante ans déjà. La Volkswagen Golf GTI célèbre en 2026 un demi-siècle d’existence et d’hégémonie sur le segment des compactes sportives. Depuis ce jour de 1976 où une petite Golf rouge de 110 chevaux a révolutionné le monde automobile, plus de 2,5 millions d’exemplaires sont sortis des chaînes de montage.

    Pour marquer dignement cet anniversaire, Volkswagen sort le grand jeu avec une édition limitée surpuissante et l’annonce d’une révolution électrique.

    La Golf GTI EDITION 50 sera disponible à la commande en France dès le 22 janvier 2026. Cette version anniversaire devient la GTI de série la plus puissante jamais produite avec ses 325 chevaux sous le capot. Un chiffre qui aurait paru totalement délirant aux ingénieurs de 1976 qui trimaient pour extraire 110 petits chevaux de leur quatre cylindres atmosphérique. La hot hatch allemande entre dans une nouvelle dimension de performances tout en conservant l’ADN qui a fait son succès.

    Un pari fou qui devait s’arrêter à 5 000 exemplaires

    L’histoire commence modestement. En 1976, Volkswagen envisage une production limitée à 5 000 unités de cette Golf survitaminée. Les dirigeants doutent qu’une clientèle suffisante existe pour une voiture de sport compacte et abordable. Ils se trompent magistralement. Dès la première année, 50 000 Golf GTI trouvent preneur. Au total, 461 690 exemplaires de cette GTI Mk1 seront construits avant l’arrivée de la deuxième génération.

    Cette réussite inattendue s’explique par un concept révolutionnaire pour l’époque. Jusqu’alors, les voitures de sport coûtaient cher, consommaient beaucoup et se révélaient inconfortables au quotidien. La Golf GTI casse tous ces codes. Pour 13 850 Deutsch Mark en Allemagne, soit près de 10 000 marks de moins que les sportives établies, elle offre 182 km/h en pointe et un 0 à 100 km/h en 9 secondes. Des performances respectables qui humilient des voitures bien plus chères.

    Mais surtout, la GTI se montre utilisable tous les jours. Cinq places, un coffre correct, une consommation raisonnable pour l’époque, une fiabilité typiquement allemande. On peut affronter les cols alpins le week-end et conduire les enfants à l’école le lundi. Cette polyvalence inédite invente littéralement le concept de hot hatch que tous les constructeurs copieront ensuite.

    Les codes esthétiques qui traversent cinq décennies

    Dès l’origine, la Golf GTI adopte des signes distinctifs reconnaissables entre mille. La calandre entourée d’un liseré rouge devient sa signature visuelle. Les extensions d’ailes noires musclent visuellement la silhouette. Et ce pommeau de levier de vitesses en forme de balle de golf apporte une touche ludique qui fait sourire. Ces détails graphiques perdurent encore aujourd’hui sur les GTI modernes.

    Les sièges sport à carreaux écossais constituent un autre élément iconique. Ce motif textile baptisé « tartan » orne les assises de quasiment toutes les GTI produites depuis 1976. Certaines éditions spéciales proposent du cuir ou d’autres matières, mais le tartan reste la référence nostalgique qui connecte toutes les générations de GTI entre elles.

    Cette continuité esthétique crée un lien émotionnel fort avec les fans. Un jeune conducteur qui achète une Golf GTI en 2026 partage visuellement quelque chose avec son père qui roulait en GTI Mk2 dans les années 80. Cette filiation visible rassure et renforce l’attachement à la marque. Peu de modèles automobiles peuvent se targuer d’une telle cohérence stylistique sur un demi-siècle.

    L’évolution technique vers toujours plus de performances

    Si le design garde une certaine constance, les performances ont explosé au fil des générations. La GTI Mk1 de 1976 développait 110 chevaux. La Mk2 arrivée en 1983 grimpe à 112 puis 139 chevaux. La Mk3 des années 90 franchit le cap des 150 chevaux. La Mk4 atteint 180 chevaux avec son moteur turbo. La Mk5 culmine à 200 chevaux en version standard.

    Les GTI Mk6 et Mk7 stabilisent la puissance entre 210 et 230 chevaux selon les versions. Puis la Mk8 actuelle propose 245 chevaux en configuration standard et 300 chevaux sur la version Clubsport. Cette escalade régulière des performances accompagne l’évolution des attentes des clients et des technologies disponibles. Le turbo généralisé, l’injection directe, la suralimentation optimisée : chaque avancée technique bénéficie à la GTI.

    La Golf GTI EDITION 50 de 325 chevaux couronne cette progression. Elle devient la plus puissante GTI de série jamais commercialisée par Volkswagen. Seules quelques éditions ultra-limitées comme la W12 concept ou certaines préparations officielles dépassent ce seuil. Pour le commun des mortels qui commande en concession, ces 325 chevaux représentent le summum absolu.

    La première GTI électrique arrive : ID. Polo GTI

    Mais l’anniversaire réserve une autre surprise de taille. Volkswagen annonce pour 2026 l’arrivée de la première GTI entièrement électrique. Baptisée ID. Polo GTI, elle transpose la philosophie sportive compacte dans l’ère de l’électrification. Avec ses 226 chevaux issus de moteurs électriques, elle promet des performances relevées sans émettre un gramme de CO2.

    Ce choix de baptiser « Polo GTI » une voiture électrique peut sembler étrange. La Polo existe déjà en version GTI thermique depuis des années. Volkswagen semble vouloir créer une nouvelle lignée électrique qui cohabiterait avec les GTI thermiques actuelles. Une stratégie de transition progressive plutôt qu’une bascule brutale vers le tout électrique.

    Les 226 chevaux annoncés placent cette ID. Polo GTI entre une Golf GTI standard (245 ch) et une Golf R (320 ch) en termes de puissance. Le couple instantané des moteurs électriques devrait compenser largement ce léger déficit de chevaux face aux versions thermiques. Les accélérations promettent d’être fulgurantes grâce à la disponibilité immédiate du couple maximal dès l’arrêt.

    Rétromobile et Bremen Classic pour lancer les festivités

    Les célébrations démarrent dès fin janvier avec deux salons automobiles majeurs. Le salon Rétromobile à Paris accueillera la Golf GTI du 28 janvier au 1er février. Coïncidence amusante : Rétromobile fête lui aussi son cinquantième anniversaire en 2026. La GTI et le salon parisien sont nés la même année et vieillissent ensemble.

    Quasiment en même temps, le salon Bremen Classic à Brême mettra en avant la GTI entre le 30 janvier et le 2 février. Ces deux événements ouvrent traditionnellement la saison européenne des salons de véhicules anciens. Démarrer l’année GTI 2026 dans ces deux temples de l’automobile classique possède une forte charge symbolique.

    D’autres événements suivront certainement tout au long de l’année. Rassemblements de propriétaires, expositions dans les musées automobiles, anniversaires organisés par les clubs de fans : la GTI va occuper le devant de la scène pendant douze mois. Volkswagen compte bien capitaliser sur cette vague nostalgique pour renforcer l’attachement à la marque.

    Un succès qui dépasse la Golf

    Le label GTI s’est progressivement étendu à d’autres modèles Volkswagen. La Polo GTI mentionnée plus haut existe depuis plusieurs générations. La Scirocco a eu droit à sa version GTI. Même l’utilitaire Caddy s’est offert une déclinaison sportive estampillée GTI à une époque. Ce badge rouge est devenu synonyme de performance et de plaisir de conduite chez Volkswagen.

    Cette extension du concept GTI valide sa pertinence commerciale. Les clients qui achètent une Polo GTI n’auraient peut-être pas les moyens ou l’envie d’une Golf GTI. Mais ils veulent quand même accéder à cet univers sportif. Proposer le label sur plusieurs modèles élargit la clientèle potentielle tout en valorisant la marque globalement.

    Aujourd’hui, prononcer « GTI » évoque immédiatement Volkswagen dans l’esprit du grand public. Cette association mentale automatique représente une victoire marketing écrasante. Peu de badges automobiles possèdent une telle force d’évocation. RS chez Audi, AMG chez Mercedes, M chez BMW : on compte sur les doigts d’une main les appellations qui atteignent ce statut iconique.

    L’essence de la GTI reste intacte

    Malgré cinquante ans d’évolution technique et esthétique, l’ADN de la Golf GTI demeure reconnaissable. Une motorisation agile qui privilégie le plaisir à la puissance brute. Une traction avant qui préserve le caractère joueur. Un châssis équilibré qui pardonne les erreurs tout en récompensant les pilotes confirmés. Des sièges sport qui maintiennent sans sangler. Un design sobre qui évite les excès tape-à-l’œil.

    Cette synthèse subtile fait toute la différence entre une vraie GTI et une simple compacte gonflée aux hormones. Volkswagen a su affiner cette recette pendant cinq décennies sans jamais perdre l’esprit originel. Les 325 chevaux de l’EDITION 50 pourraient laisser craindre une dénaturation. Mais les ingénieurs allemands maîtrisent l’art de domestiquer la puissance pour la rendre exploitable et plaisante.

    La Golf GTI traverse donc un demi-siècle en pleine forme. Entre passé glorieux célébré et futur électrique annoncé, elle incarne parfaitement la transition que traverse toute l’industrie automobile. Respecter l’héritage tout en embrassant la modernité : un équilibre délicat que peu de modèles parviennent à maintenir aussi longtemps.

    Sécurité routière : la balise lumineuse V-16 devient obligatoire le 1er janvier, mais pas pour les Français

    Sécurité routière : la balise lumineuse V-16 devient obligatoire le 1er janvier, mais pas pour les Français
    Sécurité routière : la balise lumineuse V-16 devient obligatoire le 1er janvier, mais pas pour les Français

    Les conducteurs espagnols devront s’équiper de ce gyrophare moderne dès 2026 – Les touristes français exemptés grâce à la convention de Vienne

    Une nouvelle réglementation bouleverse la sécurité routière espagnole à partir du 1er janvier 2026. Tous les conducteurs circulant avec un véhicule immatriculé en Espagne devront désormais embarquer une balise lumineuse de type V-16 dans leur coffre. Ce dispositif moderne remplace progressivement le triangle de signalisation rouge que nous connaissons tous. Mais qu’en est-il des millions de Français qui traversent chaque année les Pyrénées pour leurs vacances ou leur travail ?

    La DGT, organisme espagnol en charge du réseau routier, apporte une réponse claire et rassurante. Les véhicules immatriculés dans d’autres pays de l’Union européenne, dont la France, restent exemptés de cette obligation. Grâce à la convention de Vienne de 1969 qui régit la circulation internationale, les touristes français pourront continuer de rouler en Espagne avec leur équipement habituel. Une bonne nouvelle pour les frontaliers et vacanciers qui n’auront pas à débourser entre 30 et 60 euros pour acquérir cette balise.

    Un gyrophare high-tech qui remplace le triangle

    La balise V-16 ressemble à un petit gyrophare portable qu’on pose sur le toit de sa voiture en cas de panne ou d’accident. Elle émet une lumière jaune visible jusqu’à un kilomètre de distance, même la nuit ou par brouillard épais. Cette visibilité largement supérieure au triangle traditionnel améliore considérablement la sécurité des automobilistes immobilisés sur le bas-côté.

    Mais l’innovation va plus loin qu’un simple éclairage puissant. La balise embarque une carte SIM qui transmet automatiquement la position GPS du véhicule aux services de secours. Cette géolocalisation précise permet aux équipes d’intervention d’arriver plus rapidement sur les lieux, potentiellement vitale en cas d’accident grave. Plus besoin de chercher des bornes kilométriques ou de décrire approximativement sa position au téléphone.

    Cette technologie répond à une problématique bien réelle en Espagne. Chaque année, plusieurs personnes décèdent fauchées par d’autres véhicules alors qu’elles plaçaient leur triangle de signalisation sur la chaussée. En restant dans l’habitacle et en posant simplement la balise sur le toit, le conducteur ne s’expose plus à ce danger mortel. Un argument de poids qui a convaincu les autorités espagnoles d’imposer ce changement.

    Des amendes salées pour les récalcitrants

    Les conducteurs espagnols qui ne s’équiperont pas de cette balise homologuée s’exposent à des sanctions financières dissuasives. L’amende varie entre 80 et 200 euros selon les circonstances de l’infraction. Et attention, acheter n’importe quelle balise lumineuse sur internet ne suffit pas. Le dispositif doit obligatoirement être homologué par les autorités espagnoles pour être considéré comme conforme.

    Circuler avec une balise non homologuée revient exactement au même qu’en avoir aucune : l’amende reste identique, entre 80 et 200 euros. Les forces de l’ordre espagnoles pourront vérifier lors des contrôles routiers que le modèle correspond bien aux normes exigées. Cette obligation d’homologation évite la prolifération de produits bas de gamme inefficaces qui ne rempliraient pas leur fonction de sécurité.

    Le tarif de ces balises oscille entre 30 et 60 euros selon les modèles et les points de vente. Un investissement certes non négligeable mais finalement modeste comparé au coût d’une amende. Les conducteurs espagnols ont donc tout intérêt à s’équiper rapidement pour éviter une mauvaise surprise lors d’un contrôle routier dès les premiers jours de janvier.

    Les Français gardent leur triangle rouge

    Pour les automobilistes français qui traversent régulièrement la frontière, aucun changement à l’horizon. La convention de Vienne de 1969, traité international ratifié par la France et l’Espagne, prévoit que les véhicules en « situation de circulation internationale » respectent les règles de leur pays d’immatriculation. Concrètement, un véhicule français reste soumis aux obligations françaises même en roulant sur les routes espagnoles.

    Cette exemption concerne tous les Français qui se rendent en Espagne, que ce soit pour des vacances d’une semaine à Barcelone, un week-end à Saint-Sébastien ou des allers-retours quotidiens pour les frontaliers qui travaillent de l’autre côté des Pyrénées. Pas besoin d’acheter une balise V-16 qui ne servirait qu’en territoire espagnol alors qu’elle reste inutile en France.

    En revanche, cette exemption ne dispense pas les Français de leurs propres obligations réglementaires. Le triangle de signalisation rouge reste obligatoire dans tout véhicule français circulant en Espagne. En cas de panne ou d’accident sur une route espagnole, un automobiliste français devra utiliser son triangle traditionnel comme il le ferait sur une autoroute française. Ne pas disposer de ce triangle expose à une amende, cette fois-ci selon la législation française.

    Une évolution qui pourrait inspirer d’autres pays

    L’Espagne n’est pas le premier pays européen à imposer ce type d’équipement moderne. Le Portugal a déjà franchi le pas il y a quelques années avec un dispositif similaire. D’autres nations observent attentivement les résultats de ces expérimentations pour éventuellement suivre le mouvement si les statistiques d’accidents diminuent significativement.

    La France pourrait-elle un jour adopter la même réglementation ? Rien n’est acté pour le moment mais la question se pose régulièrement. Les associations de sécurité routière pointent depuis longtemps les dangers liés au placement du triangle de signalisation qui oblige à sortir du véhicule et marcher sur la chaussée. Une balise à poser depuis l’intérieur résoudrait ce problème mortel.

    Plusieurs freins ralentissent néanmoins cette évolution en France. D’abord le coût pour les automobilistes qui devraient tous acquérir ce nouvel équipement. Ensuite la nécessité d’infrastructures techniques pour que la géolocalisation fonctionne efficacement et soit bien reçue par les services de secours. Enfin la question du recyclage des millions de triangles actuellement en circulation qui deviendraient obsolètes du jour au lendemain.

    Que faire en cas de panne en Espagne ?

    Pour un Français qui tombe en panne sur une route espagnole, la procédure reste donc inchangée. Allumer les feux de détresse, enfiler son gilet de haute visibilité, sortir prudemment du véhicule côté passager si possible, et placer le triangle de signalisation à distance réglementaire. Ces gestes de sécurité basiques restent valables de part et d’autre de la frontière.

    Attention cependant à bien respecter les distances de placement du triangle qui peuvent varier légèrement selon les pays. En Espagne comme en France, on recommande généralement de placer le triangle à 50 mètres en route normale et 100 mètres sur autoroute. Cette distance permet aux autres conducteurs de voir suffisamment tôt le danger et de ralentir ou changer de voie.

    Si votre véhicule tombe en panne sur une autoroute espagnole à péage, utilisez les bornes d’appel d’urgence orange placées tous les deux kilomètres. Ces bornes connectent directement aux services de secours autoroutiers qui interviendront rapidement. Sur les routes secondaires, composer le 112, numéro d’urgence européen valable dans tous les pays de l’Union dont l’Espagne.

    Un équipement qui sauve des vies

    Au-delà des aspects réglementaires et financiers, cette balise V-16 répond à un enjeu vital. Les statistiques espagnoles montrent que plusieurs personnes meurent chaque année percutées alors qu’elles plaçaient ou récupéraient leur triangle sur la chaussée. Ce risque mortel concerne particulièrement les autoroutes où les véhicules circulent à grande vitesse.

    Un conducteur distrait, fatigué ou sous l’emprise de l’alcool peut ne pas voir à temps le triangle rouge au sol et percuter violemment la personne qui se trouve à proximité. Même les triangles équipés de bandes réfléchissantes ne garantissent pas une visibilité suffisante dans toutes les conditions météorologiques. La nuit, sous la pluie battante ou dans le brouillard, ces dispositifs passifs montrent leurs limites.

    La balise V-16 lumineuse élimine ce danger en permettant de rester dans l’habitacle protecteur. Ouvrir le toit ouvrant ou baisser légèrement la vitre, poser la balise magnétique sur le toit, et le tour est joué. Plus besoin de marcher sur la bande d’arrêt d’urgence en espérant ne pas se faire faucher. Cette simple évolution technique pourrait sauver des dizaines de vies chaque année en Espagne.

    Les automobilistes français qui prévoient de franchir les Pyrénées en 2026 peuvent donc dormir tranquilles. Leur triangle rouge habituel suffit amplement pour circuler légalement en territoire espagnol. Cette exemption évite des dépenses inutiles tout en maintenant un niveau de sécurité acceptable grâce au respect des obligations françaises. Une situation win-win qui simplifie la vie des millions de touristes qui apprécient chaque année les routes ensoleillées de la péninsule ibérique.